Le Mali a annoncé, ce vendredi 10 avril 2026, le retrait de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), marquant un tournant majeur dans sa politique diplomatique. Cette décision a été rendue publique lors d’un point de presse coanimé à Bamako par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et son homologue marocain Nasser Bourita, en visite d’amitié et de travail au Mali.
Dans sa déclaration, le gouvernement malien a réaffirmé la solidité de ses relations avec le Maroc, qu’il qualifie d’« historiques, solides et profondément enracinées » dans des valeurs de fraternité, de respect mutuel et de coopération. Les autorités ont également salué la tenue prochaine d’une session de la commission mixte de coopération à Bamako, avant la fin de l’année 2026, illustrant la volonté commune de renforcer ce partenariat stratégique.
Le Mali a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance envers le Royaume du Maroc et rendu hommage à la vision « progressiste et humaniste » de Mohammed VI, pour son soutien constant en faveur de la stabilité, du développement et de l’intégrité territoriale du pays.
Sur la question du Sahara, Bamako a réitéré son attachement aux efforts des Nations Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité. Dans ce cadre, il a exprimé son soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat, considéré comme « la seule base sérieuse et crédible » pour une résolution durable du différend.
La décision de retirer la reconnaissance de la RASD intervient, selon les autorités, à l’issue d’une « analyse approfondie » d’un dossier aux implications importantes pour la paix et la sécurité régionales.
À travers cette prise de position, le Mali réaffirme son engagement en faveur de la stabilité sous-régionale et de la coopération internationale.
Kémoko Diabaté
