COVID-19 : La prise en charge dénoncée
Depuis quelques temps, des malades du Covid-19 dénoncent notamment, sur les réseaux sociaux, la prise en charge. Selon eux, cette prise en charge ne se fait pas dans les conditions requises. Mais d’autres patients affirment n’avoir rencontré de difficultés majeures durant leur séjour à l’hôpital. Les médecins quant à eux, assurent que la prise en charge se passe bien même s’il y a quelques difficultés. En traitement au centre de prise en charge de l’hôpital Point G, cette malade du Covid-19 qui a requis l’anonymat, se dit déçue par la prise en charge sur place. « Je pensais que tout ce qui m’avait été dit c’était vrai. Mais arrivé ici, qu’est-ce que je vois ? On dirait que la salle était occupée, les gens avaient des bagages partout. La salle n’était pas nettoyée. Ni rien », explique-t-elle avec virulence. Dans le centre de prise en charge aucune mesure d’hygiène et aucun et aucun confort pour les malades. « De 13h à 23h je n’ai pas reçu de draps stérilisés. Les toilettes aussi étaient désagréables. J’avais peur. Il n’y a pas des climatiseurs, ni rien », poursuit la patiente qui déplore encore plus le manque de communication entre les malades et le personnel de santé. « Ils ont peur de nous », dit-elle. Pourtant c’est tout le contraire chez Alioune Gueye, un malade guéri du Covid-19 après une semaine de prise en charge à l’hôpital du Mali. « Pendant la semaine que j’étais là-bas. Je n’ai pas rencontré de problèmes majeurs. Ils nous donnaient les repas trois fois par jour. On nous donnait un bidon d’eau à chaque repas ». Cependant il déplore que l’espace ne soit pas aéré et les toilettes insuffisantes ». Les autorités sanitaires, rassurent. La prise en charge des malades du Covid-19 se passe bien. « Nous avons des équipes médicales, mais également l’équipe qui s’occupe de l’hygiène, et celle qui s’occupe de la restauration », explique, Dr Garan Dabo, médecin infectiologue à l’hôpital du Mali. Selon lui des difficultés peuvent exister dans la prise en charge du Covid-19 comme dans toutes autres maladies. Des difficultés parfois inhérentes à l’état de stress du malade lui-même.
INSECURITE : A quand le déploiement de l’armée reconstituée
L’insécurité ne faiblit pas au Nord et au Centre du Mali. Des attaques ont été perpétrées à Tombouctou et Mopti la semaine dernière. Deux soldats français ont également été tués dans le Gourma. Au même moment la 39ème session du CSA a pris des engagements notamment l’accélération du DDR afin de rendre l’armée reconstituée opérationnelle. Cette session du comité de suivi de l’accord s’est tenue par visioconférence, à cause de la pandémie du Coronavirus. Au cours de la réunion, le CSA a recommandé l’accélération du processus DDR afin de rendre opérationnelle les premières unités de l’armée reconstituée. Un bataillon des Forces armées maliennes reconstituées a d’ailleurs quitté Gao pour Kidal, mardi 5 mai dernier. Celui-ci va s’ajouter aux premières unités des FAMA reconstituées déjà dans cette ville depuis février dernier. Le comité de suivi de l’accord a aussi décidé l’implication des femmes à partir de la 40è session prévue en juin prochain. Pendant ce temps les attaques se poursuivent. Deux soldats français ont trouvé la mort en l’espace de quatre jours dans le Gourma, a annoncé la Présidence française, selon l’Elysée, le premier a succombé à ses blessures vendredi dernier 1er mai dernier. Il avait été victime d’un engin explosif improvisé le 23 avril 2020. Le second est mort lors d’une opération anti-jihadiste toujours dans le Gourma, a indiqué l’Élysée. Au moment où le CSA décidait d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix, la troisième compagnie du bataillon des forces armées reconstituées quittait Gao ce mardi pour Kidal. Selon de nombreux observateurs, ce retour des forces devraient permettre de faciliter le retour des services publics dans cette région contrôlée depuis longtemps par les groupes armés.
TOMBOUCTOU (1) : L’insécurité persiste
Dans la région de Tombouctou, les forces armées maliennes FAMA ont repoussé, le mardi 5 mai 2020, une attaque des groupes armés terroristes à Goundam à la sortie vers Tombouctou. Bilan : un soldat blessé, une moto et un pistolet mitrailleur récupérés.
Au même moment, des individus armés non identifiés ont enlevé le préfet de Rharous et trois autres personnes, alors qu’ils revenaient de Tombouctou. Les trois personnes ont été libérées, mais le préfet est toujours retenu par ses ravisseurs. Dans le centre du pays, dans la région de Mopti, le pont de songho reliant la ville de Sévaré à celle de Bandiagara a été de nouveau saboté par des individus armés.
TOMBOUCTOU (2) : Des tensions après la mort d’un commerçant
C’est arrivé, le mercredi 6 mai dernier, à Tombouctou-ville. Des individus armés non identifiés ont tiré sur un riche opérateur économique du nom de Mohamed Ibrahim Ag Eljoumat alias HAMBA. Il était à son domicile lorsque les assaillants ont fait irruption chez lui. Il a succombé à ses blessures quelques minutes après avoir été évacués à l’hôpital. Contrairement à ce qu’ont évoqué certaines sources, son véhicule n’a pas été emporté.
A noter que le même jour, un véhicule de la Direction régionale de la santé de Tombouctou a été enlevé avec à bord des techniciens de laboratoire se rendant au niveau de l’aéroport à la Minusma pour des prélèvements dans le cadre du Covid-19. Les agents se portent bien et poursuivent leur mission. La poursuite engagée par les FAMa a permis de restituer le véhicule de la DRS. Un blessé a été déploré lors des échanges de tirs entre l’armée et les assaillants qui avaient emporté le véhicule de la DRS.
Cette recrudescence de l’insécurité à Tombouctou a causé un soulèvement des jeunes qui entendaient protester contre cette situation.
BOUREM : Baisse des prix
A Bourem, l’Association des Femmes de Kalani, fait le Bonheur de la population en fournissant des légumes en toutes périodes. En ce mois de ramadan, ces femmes revendent à bas prix leurs produits aux jeûneurs. A travers cette activité elles subviennent à leurs besoins.
YOROSSO : Les enseignants reçoivent leurs salaires d’avril
Un Ouf de soulagement pour les enseignants du cercle de Yorosso. Ils ont reçu, la semaine dernière, leurs salaires du mois d’Avril, après deux mois de grèves. Ce payement intervient à un moment où les dépenses se multiplient avec le mois de ramadan et la fête de l’Aïd El Fitr qui s’annonce.
KITA : « Timide fréquentation des centres de santé »
« La fréquentation timide des centres de santé par les populations » était au centre des préoccupations des autorités socio sanitaires de Kita. Elles l’ont fait savoir lors d’une journée d’échanges sur le Covid-19 et la vaccination de routine ténue la semaine dernière dans la localité. Selon un responsable du service local du développement social et de l’économie solidaire, il s’agissait de sensibiliser les populations à fréquenter les structures sanitaires pour leur santé. La journée a été initiée par la Fédération locale des associations de santé communautaire.
DIRE (1) : Hausse du prix de la glace
Grogne de la population de contre la hausse du prix de la glace. En cette période de forte chaleur et de carême, l’unité qui était vendue à 50 F est cédée aujourd’hui dans la ville à 250F. Les habitants dénoncent l’augmentation du prix de ce produit indispensable en ce moment. La plupart des vendeurs de glace s’approvisionnent depuis Goundam à 35 km de la ville. Selon eux, la hausse du prix de la glace s’explique par la récurrence des coupures d’électricité et la forte demande.
DIRE (2) : Incendie du principal Groupe électrogène
A Diré, région de Tombouctou, le principal Groupe électrogène qui alimente la ville en électricité a pris feu, le 5 mai 2020, aux environs de 4 heures du matin. Selon des sources locales, l’incendie a été maîtrisé grâce à une forte mobilisation des populations. « Il n’y a eu aucune perte en vie humaine ni de blessé, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés », rapportent les mêmes sources. Pour l’instant, on ignore les causes de l’incendie.
BANAMBA : Don de 40 bœufs
Plus de 9 millions de francs CFA c’est la valeur de 40 bœufs remis, le mardi dernier, à une vingtaine de femmes vulnérables du cercle de Banamba. Ces femmes viennent des communes de Kiban, Madina Sacko, Benkadi et Toukoroba. Cette initiative vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des femmes.Elle est de l’ONG ADRA MALI à travers son projet SEWA.
KOUTIALA : Des kits sanitaires offerts…
2 millions de F CFA, c’est la valeur des kits sanitaires offerts, le lundi 4 mai 2020, par les ressortissants de Koutiala en France au Centre de santé de référence et aux mosquées de la localité. Le don est composé de 50 kits de lavage de mains, 100 cartons de savon et plus de 2000 bavettes. Selon les donateurs, il s’agit pour eux, de contribuer à la prévention et à la lutte contre la maladie à coronavirus dans la capitale de « l’or blanc ».
