Comme annoncée, il y a quelques semaines, la troisième édition de la Semaine du Numérique s’est ouverte, le jeudi 29 janvier 2026, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB). Dans un contexte de mutation pour une souveraineté pleine et entière du Mali, l’édition 2025 de ce rendez-vous est placée sous le thème : « Le e-gouvernement à l’ère de l’Intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture ». La cérémonie était présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.
Bien plus qu’un événement sectoriel, la Semaine du Numérique se veut un espace d’action, de redevabilité et de décision, au service de la modernisation de l’État et du renforcement de la souveraineté nationale.
C’est pourquoi à l’instar des deux précédentes éditions, Bamako accueille : décideurs publics, experts, innovateurs du Mali et d’ailleurs pour la troisième fois autour des enjeux stratégiques de la transformation digitale dans l’espace sahélien.
Représentant le Premier ministre, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration a réaffirmé la volonté du Gouvernement de la République du Mali d’accélérer la modernisation de l’administration et la digitalisation des services publics afin d’améliorer l’accès, la transparence, la traçabilité et la qualité du service rendu au citoyen.
Si dans son évolution le numérique s’est érigé en infrastructure stratégique touchant des domaines aussi vastes que variés tels que la sécurité, l’économie, l’éducation, la santé, la culture et la justice, couplée à l’Intelligence, il représente également une menace à côté des énormes opportunités qu’il offre.
C’est pourquoi, dans son allocution, le ministre Ag Ilyène a souligné que : « l’Intelligence artificielle doit être pensée comme un levier de valorisation du patrimoine culturel, de promotion des langues nationales et de diffusion des œuvres, tout en appelant à la protection des droits des créateurs et à la lutte contre la contrefaçon. »
Ce rappel sur les risques souligne l’importance et la nécessité d’une gouvernance éthique, fondée sur des règles claires, la maîtrise des données et le développement de compétences nationales.
Parrain de l’événement, M. Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme du Mali estime que le numérique et l’Intelligence artificielle doivent servir à préserver, valoriser et transmettre le patrimoine culturel, tout en respectant l’identité et la diversité des peuples.
Malgré les risques soulignés, Aminata Zerbo/Sabané, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso considère le numérique comme un instrument de souveraineté, de continuité de l’État et d’inclusion sociale.
Ainsi pour pleinement jouir de ces avantages, Adji Ali Salatou, ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information du Niger, a réaffirmé la volonté de son pays de bâtir, aux côtés du Mali et du Burkina Faso, une souveraineté numérique partagée.
Issa Djiguiba
