En Égypte, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mamadou Koné, a pris part aux côtés de son homologue égyptien à la cérémonie d’ouverture de la 11ᵉ conférence internationale du Secrétariat général de la fatwa. Face aux bouleversements de l’ère numérique, le ministre malien y a défendu une approche religieuse pragmatique, capable de protéger la cellule familiale tout en s’adaptant aux réalités contemporaines.
Cette rencontre d’envergure a rassemblé plus de 300 décideurs et personnalités religieuses venus du monde entier autour des transformations majeures qui affectent la famille. S’exprimant sous le regard de l’ambassadeur du Mali en Égypte, S.E.M. Samba Alhamdou Baby, le ministre Koné a insisté sur la nécessité de mobiliser la raison et de bien comprendre la réalité du terrain pour interpréter les finalités de la Charia. Selon lui, la force de l’islam réside précisément dans sa souplesse et sa capacité à répondre aux mutations accélérées par des technologies comme l’intelligence artificielle. Protéger la première cellule de la société exige ainsi une jurisprudence dynamique, apte à anticiper les défis émergents tout en préservant la descendance, l’honneur et la vie.
En replaçant le discernement au cœur de la réflexion juridique religieuse, la délégation malienne a rappelé au Caire que la tradition ne s’oppose pas au progrès. Bien orientée par une fatwa éclairée, la foi demeure le meilleur rempart pour armer la famille face aux exigences du XXIᵉ siècle sans lui faire perdre son identité.
Bagna MAÏGA/KD
