La 27ème conférence de la semaine africaine du pétrole, couplée à la 1ère édition de « future Energie en Afrique » s’est tenue, lundi 8 novembre 2021 à Dubaï, aux Emirates Arabes Unis. Une occasion pour le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation malienne de plaider pour l’investissement dans le pays.
Le thème de cette rencontre portait sur « les réalités du pouvoir d’une économie verte : une perspective continentale sur la préparation à la transition énergétique en Afrique ».L’évènement a regroupé des ministres, des représentants des compagnies d’Energies et des sociétés pétrolières, des organisations internationales, des cadres de Hyve Group et la structure organisatrice de l’événement. L’occasion a permis au ministre malien de faire un plaidoyer à l’endroit des opérateurs, surtout des investisseurs du secteur de l’Energie et des hydrocarbures afin d’invertir au Mali.
« L’énergie est un secteur à vocation économique et sociale pourvoyeur de produits, de services et de commodités », a-t-il rappelé en rajoutant que c’est un secteur à caractère transversal indispensable pour le développement socio-économique.
Selon lui, les services énergétiques contribuent de manière significative à toutes les activités humaines pour l’atteinte des meilleures conditions de vie, notamment, l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable et des activités génératrices de revenus. A ses dires, « l’énergie est un secteur névralgique pour l’économie africaine, car l’importance de sa production et de sa consommation est un indicateur clé du développement ».
En ce qui concerne l’économie verte en Afrique, ses enjeux et perspectives, le ministre Traoré dira que : « l’économie verte regroupe l’ensemble des activités économiques orientées vers la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles ». De ce fait, elle apparait, selon lui, comme un outil privilégié du développement durable. En effet, il rappelle la 13ème session de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement tenue à Bamako, en juin 2020, lors de laquelle les ministres ont adopté une déclaration sur l’environnent pour le développement durable.
Par ailleurs, il s’est réjoui que tout, comme d’autres pays d’Afrique, le Mali a fait des progrès en matière de la mise en œuvre des objectifs de développement durable(ODD), ces dernières années. Il s’agit entre autres, des énergies renouvelables, la sécurité alimentaire et l’atténuation des effets du changement climatique. Une occasion pour lui, de citer l’adoption par le Mali de la stratégie nationale de développement des Energies renouvelables et des Biocarburants en 2006. Une initiative qui a permis, selon lui, la création de l’agence nationale de développement des Biocarburants (ANADEB) et l’agence des énergies renouvelable en 2014.
Des structures qui ont travaillé sur trois plans d’actions nationaux à savoir les énergies renouvelables, efficacité énergétique et une énergie durable pour tous. A ses dires, « malgré la pertinente nécessité de la transition énergétique, les énergies renouvelables ne peuvent aujourd’hui remplacer totalement les énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz ». Il explique qu’« avec la demande des pays émergents qui ne cesse d’augmenter très fortement en même temps que les ressources fossiles s’épuisent, rendent la situation énergétique encore plus préoccupante » ajoute-t-il avant d’interpeler que « les vastes bassins sédimentaires du Mali, d’une superficie de 900.000 km2, toujours sous explorés, apparaissent comme une opportunité d’exploration et d’exploitation dans un environnement en pleine mutation ».
Kadidiatou Diarra, stagiaire
