Face à une situation sécuritaire complexe, les autorités de la Transition ont engagé une série de réformes destinées à renforcer les capacités des Forces armées maliennes (FAMa). Présentant le bilan des cinq dernières années dans le secteur de la Défense au CICB, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Oumar Diarra, a mis en avant les principales avancées enregistrées dans le secteur de défense au Mali.
Selon le ministre délégué, les efforts entrepris ont permis une montée en puissance progressive de l’armée grâce à l’augmentation des effectifs, à l’acquisition d’équipements modernes et au renforcement des capacités opérationnelles. Il a estimé que cette dynamique traduit la volonté des autorités de doter les FAMa de moyens adaptés aux exigences sécuritaires actuelles.
Le Général Oumar Diarra a également évoqué les mesures prises pour améliorer les conditions de vie et de travail des militaires. Parmi elles, l’harmonisation des grilles salariales, la revalorisation de la valeur indiciaire, la bancarisation des salaires, la mise en place d’un système informatisé de gestion des ressources humaines entre autres. Le ministre délégué a aussi rappelé la poursuite du programme de construction de logements sociaux destinés aux militaires, avec 1 000 habitations en cours de réalisation sur un objectif global de 4 000.
Sur le plan des équipements, le général Oumar Diarra a souligné que les forces armées disposent désormais de matériels de dernière génération, notamment des drones, des avions de chasse, des hélicoptères de combat et des véhicules blindés. D’après lui, ces acquisitions visent à accroître l’autonomie des FAMa et à leur permettre d’assurer plus efficacement leurs missions de défense du territoire et de protection des populations.
Le renforcement des ressources humaines constitue également un axe majeur de cette réforme. Il estime que la formation et l’entraînement demeurent au cœur de la stratégie de modernisation des forces armées. Ainsi, il a cité la création de l’École de guerre du Mali ainsi que le renforcement de partenariats bilatéraux et multilatéraux avec plusieurs pays, notamment la Russie, la Türkiye et la Chine, afin d’améliorer les compétences des militaires maliens.
Le responsable militaire a insisté sur les réformes institutionnelles et juridiques entreprises pour, notamment, adapter l’outil de défense aux réalités contemporaines. La relecture de plusieurs textes et l’adoption de nouvelles dispositions ont, selon lui, permis de construire une gouvernance performante et l’efficacité opérationnelle des forces armées.
Concernant le maillage territorial, le ministre délégué a annoncé la construction de nouveaux camps militaires dans plusieurs localités, notamment à Bougouni, Koutiala, San, Kita et Diéma. Ces infrastructures ont pour objectif de renforcer la présence des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire et d’améliorer leur capacité d’intervention.
Sur le plan de la coopération régionale, le Général Oumar Diarra a mis en avant la Force conjointe de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a présenté cette initiative comme une réponse concertée aux défis sécuritaires communs, ajoutant que la coopération militaire entre les trois États progresse de manière satisfaisante.
Issa Djiguiba
