La Convergence des forces républicaines (CFR), à l’instar du peuple malien, a appris avec une grande inquiétude la volonté de certains officiers de l’armée malienne de perpétrer un « coup d’Etat », en organisant une démission « sous contrainte » du président de la république démocratiquement élu.
La CFR condamne avec vigueur ce « coup d’Etat » du 18 aout 2020, contraire à la constitution et aux valeurs qui fondent la république du Mali. Elle dénonce l’arrestation, la « séquestration » et « la démission forcée » du désormais ex-président de la République, son premier ministre, en plus de « séquestration » du président de l’Assemblé national et plusieurs officiels.
A cet effet, les membres de la convergence réclament la libération immédiate et sans condition de l’ancien locataire de Koulouba, de même que celle de tous les officiels privés de leur liberté. Le mouvement pro régime IBK rappelle que le « coup d’État » tel que décrit dans l’article 121 de notre constitution est un crime imprescriptible.
De ce fait, le mouvement exige le retour immédiat des militaires dans leur caserne et invite la population à faire barrage à ce « coup d’Etat » qui pourrait avoir des conséquences graves tant sur le plan économique que sur le plan sécuritaire.
La CFR invite la communauté internationale, la CEDAO à s’impliquer davantage pour le retour à la légalité constitutionnelle. Elle salue l’effort de la CEDEAO, celui de la communauté internationale en faveur du peuple malien, et invite les forces vives de la Nation à s’impliquer pour une sortie de crise par le dialogue et la concertation.
