Sous IBK, monsieur Choguel Kolla Maïga alors à l’opposition, avait, à propos du problème des enseignants, déclaré : « c’est fort faisable ce que les enseignants réclament. Il manque seulement la volonté politique. » Mais ironie du sort, propulsé à la tête de l’exécutif par le destin qui sait souvent bien faire les choses, il se trouve en bute au même problème qu’il trouve impossible de trancher dans le sens des revendications du corps enseignants.
C’est au pied du mur que l’on voit le vrai maçon. Maintenant qu’il est lui-même à la tâche, le Premier Ministre aurait dû tout faire pour redresser la barre afin de pouvoir éviter tout discrédit sur son auguste personne. Car, il n’y a rien de plus humiliant que de dire ou permettre une chose et faire son contraire.
Le problème des enseignants a toujours été une épine dans le pied du gouvernement. Mais, après une résistance farouche, l’ex-président avait fini par céder, s’apprêtant à honorer leur demande lorsque in-extrémis, il fut détestée. Et il avait déjà pris toutes dispositions dans le sens de l’apaisement. On s’attendait à ce que le gouvernement de transition venu assurer la relève, continue dans la lancée. Mais à la grande surprise de tous, nous assistons à une nouvelle rupture.
Au Mali en particulier et en Afrique en général, qu’il est facile et aisé d’être opposant ! On vilipende et on accuse de tous les maux les tenants du pouvoir sans autre forme de procès alors que nous-mêmes sommes incapables de réaliser la moindre prouesse lorsqu’on se trouve parachuté au pouvoir ou à quelconque poste de responsabilité. C’est dire la médiocrité du tissu politique sur le continent.
La critique est aisé, mais l’art difficile.
Ben Diakité Ladji de Balzac
