Des sources concordantes indiquent que dans la journée du vendredi 10 décembre 2021, un véhicule de l’armée béninoise a été attaqué dans la localité de Porga, situé à plus de 600 kilomètres de Cotonou.
La localité de Porga a une nouvelle fois été la cible des hommes armées. Après les attaques du 30 novembre et du 1er au 2 décembre ayant provoqué des morts et blessés dans les rangs des forces armées béninoises. Une nouvelle attaque est survenue le vendredi 10 décembre dernier. Cette nouvelle attaque est attribuée aux djihadistes de Porga.
Contrairement à leur habitude d’attaque, les assaillants n’ont pas tiré sur les militaires cette fois-ci. Leur nouvelle mode opératoire ressemble à celui utilisé dans les zones fortement menacées par le terrorisme.
En effet, les présumés terroristes auraient placé une mine sur laquelle le véhicule militaire blindé a explosé. Les sources locales indiquent que l’attaque a fait 4 blessés dans les rangs des militaires. Aux dernières nouvelles, les victimes ont toutes été évacuées à l’hôpital pour des soins appropriés.
Au moment où nous mettons cet article sous presse, les autorités militaires n’ont pas encore réagi officiellement par rapport à cette nouvelle attaque.
Récemment, dans sa sortie médiatique, l’Etat-major béninois avait appelé ses éléments à redoubler d’efforts et de vigilance, car dit-il, le terrorisme est réel au Bénin et cela indique-t-il, constitue un danger majeur pour le pays.
Après les attaques du 30 novembre, 1ère et 2 décembre, le ministre béninois de l’Intérieur avait déclaré : « ces terroristes ont des ambitions territoriales illimitées, ils ne veulent pas se limiter aux pays du sahel. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils tentent de venir vers notre pays. Si on ne fait rien, ils ont l’ambition d’aller très loin ».
Notons que la présence des djihadistes dans les zones frontalières du Bénin avait été signalée par le chercheur Kars de Bruijne de l’Institut des relations internationales de Clingendael, aux Pays-Bas. Ayant analysé les risques sécuritaires dans les régions septentrionales, dans cette zone, le chercheur Kars était arrivé à la conclusion qu’il y a au moins cinq cellules djihadistes qui opèrent dans le nord du Bénin.
Tioumbè Adeline Tolofoudié Stagiaire
Source : LE PAYS
