En marge de la visite à la ferme Boubacar DIALLO de Baguinéda, l’Association des Docteurs vétérinaires du Mali a tenu une rencontre d’échanges. Thème : La production piscicole, une solution pour assurer la sécurité agro-alimentaire au Mali, une vision globale des Docteurs vétérinaires.
En effet, les Docteurs vétérinaires ont organisé une rencontre au cours de laquelle, ils ont échangé sur différents thèmes dont, entre autres, le Développement de la pisciculture au Mali (une opportunité pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle), la création d’emplois et de croissance économique aux niveaux macro et micro : les Rôles et responsabilités des Docteurs Vétérinaires pour l’investissement des fonds de développement dans la filière poisson, l’élaboration des projets d’envergure pour l’application et l’atteinte des objectifs de la politique nationale de développement de l’aquaculture et dans la mise en œuvre et le suivi des activités, la Promouvoir des partenariats (publics-privés et privés-privés) pour lever les goulots d’étranglement au développement de la pisciculture au Mali ainsi que toutes les filières porteuses d’élevage.
Le président de l’Association nationale des Docteurs vétérinaires du Mali, Dr Sidiki Konaté, estime que le sous-secteur de l’élevage et de la pêche contribue à 19% au PIB et représente 15 à 20% de nos recettes d’exportations, sans compter les exportations non formelles. Selon lui, la pisciculture est un véritable facteur d’essor : « L’enjeu majeur pour nous est de faire du secteur, le principal pourvoyeur d’emplois en promouvant une pisculture productif et compétitif, apte à contribuer de manière plus significative à la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en gérant durablement nos ressources naturelles».
Pour sa part, Dr Nakani Diallo a mis l’accent sur le rôle des Docteurs vétérinaires dans la réussite de pisciculture. Dr Diallo précise que ce rôle est primordial : « ils (docteurs vétérinaire) interviennent dans tout le processus du début à la fin. C’est le Docteur vétérinaire qui précise les mesures sanitaires, c’est-à-dire les mesures d’hygiène et de bonnes pratiques d’élevage ne nécessitant pas l’usage de médicaments, notamment pour les affections définies comme prioritaires lors du bilan sanitaire d’élevage ; identifie l’ensemble des affections auxquelles l’élevage a déjà été confronté pour lesquelles le vétérinaire pourra effectuer une prescription de médicaments vétérinaires sans examen clinique préalable des animaux ; décrit les modalités de mise en œuvre des traitements médicamenteux… ».
Enfin, c’est sur une note d’espoir que les Docteurs vétérinaires ont bouclé cette journée marathon en attendant d’autres rencontres du genre. Et en espérant sur l’appui des autorités pour le développement du secteur de l’élevage plus précisément leur accompagnement dans les activités de l’Association nationale des Docteurs vétérinaires du Mali.
MS

1 a réfléchi à «Pisciculture : L’apport précieux des Docteurs vétérinaires»