Le Palais des Sports de Bamako a abrité, lundi 10 août 2026, la cérémonie officielle de commémoration de la 9ᵉ édition de la Journée africaine de l’état civil (JAEC). Présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, la cérémonie a réuni plusieurs membres du Gouvernement, le Gouverneur du District de Bamako, des administrateurs civils, des élus locaux ainsi que des responsables des structures chargées de la décentralisation.
Placée sous le thème « Un état civil résilient pour tous », cette 9ᵉ édition met l’accent sur la continuité des services d’état civil et la garantie de l’identité juridique des citoyens. Elle intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les difficultés d’accès à certains services publics et l’accélération de la transformation numérique.
Dans son intervention, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly a rappelé l’importance stratégique de l’état civil dans la gouvernance publique. Au-delà de la simple délivrance des actes administratifs, celui-ci constitue, selon lui, un mécanisme essentiel de reconnaissance de l’identité juridique des citoyens et un outil indispensable à la planification et à la mise en œuvre des politiques publiques.
Le ministre a également souligné que les difficultés d’accès aux services d’état civil dans certaines zones imposent une adaptation du dispositif national. Dans cette perspective, le Gouvernement entend poursuivre la modernisation du système à travers la numérisation progressive des services, le renforcement des capacités des agents, la sensibilisation des populations et l’amélioration de l’accès aux actes de naissance.
Cette dynamique s’inscrit dans la nouvelle décennie africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques vitales 2026-2036, qui accorde une place importante à l’intégration, à la décentralisation et à la numérisation des systèmes d’état civil. Pour le Mali, l’enjeu consiste notamment à garantir la continuité des services, y compris dans les zones confrontées à des contraintes sécuritaires et géographiques.
À travers cette neuvième édition, les pouvoirs publics réaffirment ainsi leur volonté de faire de l’état civil un véritable socle de la gouvernance et du développement. L’objectif est double : garantir à chaque citoyen une identité légale, fiable et sécurisée, tout en permettant à l’État de disposer de données fiables pour mieux orienter ses politiques publiques et ses stratégies de développement.
Issa Djiguiba
