A travers des communiqués successivement publiés le 8 septembre 2025, le gouverneur du district de Bamako et le ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde de sceaux, interdisent et mettent en garde contre la nouvelle tendance festive non conforme aux us et coutumes appelée « soirée Dior ».
Depuis plusieurs semaines maintenant, des femmes de la capitale ont une tendance dite « soirée Dior ou boubou parti ». Une pratique qu’elles ont importée de chez certains pays voisins. Pour elles, c’est pour s’amuser, mais en réalité, de façon pas très catholique. Des danses et exhibitions malsaines filmées dans des appartements et hôtels puis mises sur les réseaux sociaux. Interpellé plusieurs fois par des populations mécontentes par cette pratique, le gouverneur du district de Bamako a finalement pris ses responsabilités en interdisant cette manifestation contre mœurs sur sa circonscription territoriale. Comme si cela ne suffisait pas, le ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux est aussi revenu à la charge en instruisant aux différents parquets de sévir avec la dernière rigueur les auteurs, co-auteurs et complices de tels actes.
Premier à intervenir, le gouverneur, dans son communiqué, avance des raisons d’ordre public, ajoutant que toute manifestation publique dite « soirée Dior » ou pratique assimilée, contraire aux bonnes mœurs dans la capitale malienne seront sévèrement sanctionnées conformément aux lois et règlements en vigueur.
Quant au ministre de la Justice, ces soirées se présentant sous forme d’exhibitions malsaines, de pratiques libertines et obscènes, en plus d’être contraires aux us et coutumes du Mali, sont également de nature à troubler l’ordre public.
« Elles véhiculent en effet l’immoralité, l’indécence et la vulgarité sur fond d’outrage public à la pudeur et tombent donc sous le coup de la loi pénale, tant par la teneur des actes commis que par leurs diffusion, commentaire et partage notamment sur les réseaux sociaux », a-t-on lu dans le communiqué du ministre de la Justice.
Ceci, dit-il, l’infraction survient tant dans la commission de l’acte incriminé que dans sa diffusion et partage sur les réseaux sociaux, y compris dans les commentaires qui l’accompagnent.
Notons que cette pratique a été initiée pour la première fois sur tik-tok par une jeune dame influenceuse. Et au fil du temps, elle a pris de l’ampleur et s’est répandue dans toute la ville. C’est pourquoi les autorités ont pris le devant en disant, oui à la distraction, mais non à la dépravation des mœurs.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
