Face aux pressions croissantes de son frère voisin iranien, le Premier ministre irakien Mohammed Shia’ Al-Sudani verrouille ses territoires pour prévenir toute escalade.
Le message de Téhéran est tombé comme un couperet. En coulisses, la diplomatie iranienne a signifié à Bagdad et aux autorités du Kurdistan irakien (GRK) une ligne rouge absolue. Toute incursion terrestre lancée depuis le nord de l’Irak déclenchera des frappes massives sur Erbil et Souleimaniyeh.
Face à cette menace de représailles sur des centres urbains, le gouvernement irakien a réagi par une interdiction formelle d’utiliser son sol pour des opérations visant l’Iran.
Les dirigeants kurdes multiplient les démentis. S’ils nient toute complicité dans un quelconque projet d’attaque, l’inquiétude est palpable. Au-delà du risque humanitaire, c’est le cœur économique de la région qui est dans le viseur : les infrastructures pétrolières.
Une escalade militaire permettrait à Téhéran de paralyser les installations énergétiques du Kurdistan, portant un coup dur à une économie régionale déjà exsangue.
En quête d’une souveraineté introuvable, Bagdad joue sa survie. Mais face au bras de fer régional, le silence des armes reste un luxe que l’Irak ne semble plus pouvoir s’offrir.
Bagna Maiga/KD
