Quelques jours après les attaques terroristes simultanées menées le samedi 25 avril dernier contre Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal, l’Algérie a officiellement apporté des éclaircissements par rapport à sa position. C’était en date du lundi 27 avril 2026.
La posture de ce pays a été clarifiée par son ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’Étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf. C’était à l’occasion de la visite à Alger de son homologue de Bosnie-Herzégovine, Elmedin Konakovic. Occasion que le responsable diplomatique n’a pas ratée pour clarifier la position de l’Algérie suite aux évènements meurtriers du 25 avril 2026, rejetant toutes formes de terrorisme et appelant au renforcement de la cohésion nationale au Mali comme un rempart face à ce fléau. « Nous réaffirmons la position claire et inébranlable de l’Algérie qui soutient avant tout l’unité du Mali, tant sur le plan territorial que sur celui de son peuple et de ses institutions ». Et le chef de la diplomatie de soutenir que « la position de l’Algérie est celle du rejet total et catégorique de toutes les formes et manifestations du terrorisme qui ne peuvent être ni justifiées ni tolérées, quelles qu’en soient les motivations et les causes ». En clair, dit-il, cette position algérienne est dictée par son expérience amère face à ce fléau. Face à la presse, il a appelé « à renforcer la cohésion nationale au sein de l’État frère du Mali ».
Notons que l’Algérie et le Mali traversent depuis quelques années une grave crise diplomatique qui a été aggravée par la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone malien par l’armée algérienne. Une situation à l’issue de laquelle les autorités de la Transition ont accusé l’armée algérienne d’avoir abattu l’engin sur le territoire malien.
Mamadou Diarra
