L’ombre d’un chaos économique planétaire plane désormais sur les eaux turquoises du Golfe. En menaçant de verrouiller le détroit d’Ormuz, le régime de Téhéran ne joue plus seulement sa survie régionale : il prend 20% de l’économie mondiale en otage.
Mercredi matin. Une colonne de fumée noire lacère l’horizon. Le cargo thaïlandais Mayuree Naree vient d’être la cible de deux projectiles iraniens.
Tandis que les vedettes de secours s’empressent d’évacuer l’équipage de la salle des machines dévastée, le monde réalise avec effroi que la menace est passée du discours à l’acte.
Ce n’est plus un avertissement, c’est un embrasement.
Le théâtre de cette confrontation se resserre sur un point névralgique : un goulet d’étranglement d’à peine trente kilomètres séparant les côtes escarpées de l’Iran et du sultanat d’Oman. C’est par ici que transite le sang de l’industrie mondiale. Selon les spécialistes, 20% d’hydrocarbures mondiales y transite.
Acculé par les pressions diplomatiques et le retour d’une ligne dure à Washington, le régime des mollahs déploie sa stratégie de la « mer brûlée », notamment à travers la pose des mines au passage des navires, selon de nombreuses sources.
Bagna MAÏGA/KD
