Le Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a inauguré vendredi le nouveau système cadastral minier national.
Entièrement conçu par des experts maliens, cet outil marque une rupture technologique majeure pour garantir la transparence et la souveraineté du secteur.
Contrairement à l’ancien système géré par des prestataires étrangers, ce nouveau cadastre a été développé à 100 % par les cadres de l’administration publique malienne. Cette transition met fin aux vulnérabilités techniques et redonne à l’État le contrôle total de ses données minières.
Le Ministre des Mines, Amadou KÉÏTA, a détaillé les avancées majeures de cette plateforme. Désormais, toutes les demandes de titres miniers s’effectuent intégralement en ligne pour plus de rapidité. Le système élimine définitivement les risques de superposition de titres tout en clarifiant les superficies et les durées de détention.
La plateforme est également reliée en temps réel au Trésor public, aux Impôts et aux services financiers des Mines afin d’optimiser les recettes de l’État.
Le cadastre est interconnecté avec les systèmes fonciers et forestiers pour assurer une parfaite cohérence territoriale et éviter les conflits d’usage.
Cette réforme s’inscrit dans la refonte globale initiée en 2022. Le nouveau dispositif sécurisé permet d’accélérer les procédures administratives tout en assainissant la gestion des ressources nationales.
À ce jour, 631 titres miniers sont déjà enregistrés dans cette base de données modernisée.
En digitalisant ses ressources souterraines, le Mali ne se contente pas de moderniser son administration, il sécurise le moteur de son économie pour les générations futures.
Bagna MAÏGA/KD
