Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a prononcé, ce 30 avril 2026, une oraison funèbre poignante en l’honneur du Général d’Armée Sadio Camara. Entre douleur nationale et sursaut patriotique, le chef du Gouvernement a salué la mémoire d’un architecte de la souveraineté malienne, élevé au rang de Général d’Armée à titre posthume.
Le Général Sadio Camara n’était pas seulement un ministre, il était le pivot de la transformation de l’outil de défense. Né à Kati et formé dans les meilleures académies internationales, il a gravi tous les échelons par le mérite. Son obsession était de restaurer la dignité des FAMa (Forces Armées Maliennes) après le traumatisme de 2012. Il quitte la scène en ayant imposé le Mali comme un acteur souverain sur l’échiquier sahélien.
Tombé « les armes à la main », Sadio Camara est érigé en martyr de la nation. Le Premier ministre a insisté sur la brutalité de sa disparition, dénonçant la « lâcheté » et la « traîtrise » des ennemis du pays. Pour le gouvernement, ce sacrifice ultime ne doit pas être un signe de faiblesse, mais le moteur d’une union sacrée. Le message est clair. La mort du Général doit galvaniser les troupes et non les diviser.
Surnommé le « Silencieux » ou « l’Homme au turban », Sadio Camara laisse l’image d’un homme d’État ascétique, profondément pieux et humble. Au-delà de ses succès militaires, sa contribution à la cohésion sociale et son soutien discret aux édifices religieux sont soulignés. Le Premier ministre l’a assuré : si l’homme s’est retiré au « Panthéon de l’Histoire », son idéal sera porté par des millions de Maliens prêts à prendre la relève.
« La flamme que tu as su allumer ne s’éteindra jamais. », a conclu le Général Abdoulaye Maïga.
Bagna MAÏGA
