Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), en partenariat avec le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a organisé mardi à Bamako une rencontre d’échanges avec les professionnels des médias autour des enjeux de l’action humanitaire au Mali.
Tenue à l’hôtel de l’Amitié, cette journée a réuni des représentants d’organisations humanitaires, des agences du système des Nations unies ainsi que plusieurs journalistes venus discuter des réalités du travail humanitaire dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la désinformation et les crises sociales.
À l’ouverture des travaux, Hassan Mohamedi, directeur du FONGIM, a expliqué que la structure regroupe 113 ONG internationales intervenant dans les domaines de l’humanitaire, du développement, de la cohésion sociale et de la promotion de la paix sur l’ensemble du territoire malien.
Selon lui, cette initiative vise à instaurer un dialogue direct avec les médias afin de mieux faire comprendre le fonctionnement des organisations humanitaires et de renforcer la transparence autour de leurs activités.
« Nous souhaitons une communication maximale et une transparence totale sur ce que nous faisons au Mali », a-t-il déclaré, précisant que les ONG internationales exercent dans le cadre d’accords et d’autorisations délivrés par les autorités maliennes.
Le responsable du FONGIM a également rappelé que les financements mobilisés par les organisations humanitaires proviennent de partenaires internationaux soumis à des mécanismes rigoureux de suivi et de redevabilité.
Prenant la parole, Yvan Haddon, chef de la section coordination d’OCHA, a salué cette démarche de rapprochement avec les médias, estimant que la communication joue un rôle central dans la gestion des crises humanitaires.
De son côté, Sekou Touré, manager de la communication du FONGIM, a insisté sur la nécessité de clarifier les rôles respectifs des ONG internationales, des ONG nationales, des agences onusiennes et des services de l’État afin de réduire les confusions souvent observées sur le terrain.
Il a également évoqué l’importance de l’information dans les interventions humanitaires, allant jusqu’à envisager la création future d’une presse spécialisée dans les questions humanitaires et de développement.
Les échanges entre journalistes et responsables humanitaires ont porté sur plusieurs sujets, notamment les principes fondamentaux de l’action humanitaire, les difficultés rencontrées dans les zones de conflit, ainsi que les défis liés à la désinformation et à la manipulation de l’information.
Cette rencontre a permis de créer un cadre d’échanges directs entre acteurs humanitaires et médias, dans un contexte où la circulation d’informations fiables est considérée comme essentielle pour accompagner les populations vulnérables et renforcer la compréhension des actions menées sur le terrain.
Kémoko Diabaté
