La Confédération des États du Sahel (AES) a réaffirmé mercredi devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sa volonté de poursuivre la lutte contre le terrorisme et de renforcer la protection des populations civiles dans l’espace sahélien.
La déclaration a été prononcée à New York par Issa Konfourou, au nom des trois pays membres de l’AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger, à l’occasion d’une réunion publique du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la protection des civils dans les conflits armés.
Dans son intervention, le diplomate malien a indiqué que les trois États sahéliens sont confrontés depuis plusieurs années au terrorisme, à l’extrémisme violent et à la criminalité transnationale organisée. Il a accusé les groupes armés de s’attaquer aux populations civiles, aux infrastructures publiques, aux écoles, aux centres de santé ainsi qu’aux activités économiques dans la région.
Selon l’AES, ces attaques ont provoqué la mort de milliers de personnes, des déplacements de populations et d’importants dégâts matériels dans les trois pays membres de la Confédération.
Le représentant permanent du Mali a rappelé que les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont décidé de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement afin de faire face aux défis sécuritaires dans le Sahel.
La Confédération a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité des pays membres ainsi qu’à la force unifiée de l’AES, engagées, selon le discours, dans la protection des civils et la sécurisation des territoires.
L’AES a également dénoncé des « narratifs mensongers » et des campagnes médiatiques accusées de chercher à discréditer les armées sahéliennes. Elle a appelé la communauté internationale à lutter davantage contre les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons.
Au cours de cette réunion, la Confédération des États du Sahel a salué la déclaration du Conseil de sécurité du 15 mai 2026 condamnant les attaques terroristes coordonnées du 25 avril dernier contre plusieurs localités maliennes.
Le discours a réaffirmé l’engagement des pays membres de l’AES à poursuivre la lutte contre le terrorisme dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire, tout en rendant hommage aux victimes civiles et militaires des violences dans le Sahel.
Kémoko Diabaté
