Les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation à l’approche de la fête de Tabaski, prévue le mercredi 27 mai 2026. À l’occasion, les clients se font toujours attendre à seulement quelques jours de célébration, selon les informations rapportées par l’AMAP.
Selon Amadou CISSÉ au marché Somonosso, il y a plusieurs races de moutons, dont les prix varient entre 100.000 Fcfa et plus. Il a ajouté que l’activité est en baisse actuellement. Amadou déplore des vagues de clients qui se rendent au marché pour s’enquérir seulement du prix des moutons sans pour autant acheter.
Selon le président du marché à bétail de Médine, Oumar Traoré les prix des moutons connaissent une augmentation de 20% cette année. C’est le cas des moutons vendus à 100.000 Fcfa l’année dernière qui coûtent désormais 140.000 Fcfa. Comme difficulté, Oumar Traoré évoque le prix de l’aliment à bétail. Le sac de tourteau de 50 kg vendu auparavant à 12.500 Fcfa, coûte maintenant 13.500 Fcfa. Quant au son de riz (malo bou) son prix est de 6.000 Fcfa contre 2.500 Fcfa auparavant. Cette hausse a un impact direct sur le prix du mouton, soutient-il.
Oumar Traoré, président du marché à bétail de Médine trouve que les prix des moutons ont connu une hausse de 20 % cette année. Un bélier qui coûtait 100 000 Fcfa l’an dernier est cédé désormais à 140 000 Fcfa. « Le prix le plus bas est de 85 000 Fcfa », a affirmé M. Traoré.
Une situation due à l’explosion du coût des aliments pour bétail. Le sac de tourteau de 50 kg est passé de 12 500 Fcfa à 13 500 Fcfa, tandis que le sac de son de riz (malo bou) a plus que doublé, grimpant de 2 500 Fcfa à 6 000 Fcfa.
Cheickné Dembélé, chef du quartier de Somonosso, témoigne de la difficulté à s’approvisionner à cause des déficits économique. Il espère néanmoins une baisse des prix dans les jours à venir. Au marché de Médine, il y en a pour « 75 000 Fcfa à 200 000 Fcfa, toutes races confondues », a déclaré Rabo Moussa, vendeur .
Certains ont trouvé une solution collective face à la situation. C’est le cas d’Amadou Djiré, qui a choisi de s’associer à d’autres concessions pour acheter un bœuf en commun. Bien que le mouton demeure le symbole privilégié de la Tabaski, ce dernier regrette que le prix de certains béliers rivalise désormais avec celui d’un bovin.
Moussa TRAORÉ/KD
