La Radiodiffusion-Télévision du Burkina, les Éditions Sidwaya et l’Agence d’Information du Burkina ont lancé vendredi un appel à la responsabilité numérique citoyenne face à la multiplication des commentaires haineux sur leurs plateformes digitales.
Dans un communiqué conjoint, les trois médias publics affirment constater « avec regret et préoccupation » la hausse de contenus jugés injurieux, haineux ou contraires à la cohésion sociale à la suite de certaines publications diffusées sur les réseaux sociaux.
Les responsables des médias estiment que ce contexte intervient au moment où « les ennemis de la Nation » cherchent, selon eux, à fragiliser la cohésion sociale à travers des campagnes de division et de désinformation.
Le communiqué rappelle que l’espace numérique « n’est pas une zone de non-droit » et souligne que chaque publication, commentaire, partage ou réaction engage la responsabilité pénale de son auteur.
Les médias publics burkinabè indiquent que leurs plateformes doivent demeurer des espaces d’échanges constructifs et de dialogue respectueux, et non des vecteurs de haine, de diffamation ou de division.
À cet effet, ils annoncent que tout internaute publiant des contenus malveillants, injurieux ou contraires aux règles du vivre-ensemble pourra voir son compte ou son profil banni des plateformes concernées, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires.
Les signataires appellent également les internautes à privilégier une communication responsable fondée sur les valeurs de dignité, de respect, de tolérance et de solidarité.
Le texte est signé par Galip Somé, Assetou Bado et Noufo Enok Kindo.
Kémoko Diabaté
