L’élu français d’origine malienne, Bally Bagayoko, s’est exprimé sur la situation politico-sécuritaire au Mali, qu’il juge particulièrement préoccupante après les récents événements ayant frappé le pays.
Pour le maire de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, l’assassinat d’un membre du gouvernement malien constitue un indicateur de la gravité de la crise sécuritaire actuelle.
« Qu’un ministre soit assassiné, ce n’est pas anodin ; cela témoigne d’une situation extrêmement grave », a-t-il déclaré, tout en rappelant que les Maliens restent souverains dans le choix de leur mode de gouvernance.
Condamnant les attaques terroristes qui continuent de toucher plusieurs régions du pays, notamment dans le Nord, Bally Bagayoko a également évoqué les enjeux géopolitiques entourant la crise sahélienne. Il a appelé à la responsabilité des acteurs régionaux et internationaux, citant notamment l’Europe, la Russie et l’Algérie.
L’élu a toutefois insisté sur la nécessité de préserver les relations historiques entre Bamako et Alger.
« Il ne s’agit pas de dire que l’État algérien est complice de ces actes terroristes, mais il existe depuis de nombreuses années des relations étroites entre l’Algérie et le Mali », a-t-il souligné.
Selon lui, certaines puissances extérieures chercheraient parfois à alimenter les tensions dans la région. Face à cette situation, Bally Bagayoko plaide pour le renforcement de la solidarité entre les peuples du Sahel et du Maghreb.
« Ces peuples ont toujours vécu ensemble ; il faut préserver cette relation de fraternité qui unit les peuples de la région », a-t-il conclu.
À travers cette déclaration, l’élu franco-malien appelle à privilégier le dialogue et la coopération régionale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des tensions diplomatiques croissantes.
Kemoko Diabaté
