Deux attaques en 48 heures au Mali et au Niger ravivent l’urgence sécuritaire au Sahel. Face au sang versé à Tabrichat et à Tillabéri, la diplomatie continentale hausse le ton et réclame un sursaut militaire et politique d’urgence.
Tombé dans une embuscade tendue par des groupes terroristes ce samedi 18 juillet 2026, un convoi des Forces armées maliennes (FAMa) a subi de lourdes pertes dans le secteur stratégique de Tabrichat, entre Anéfis et Gao. Un drame que le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a immédiatement condamné avec la plus grande fermeté. S’inclinant devant la mémoire des soldats tombés, le chef de l’exécutif panafricain a adressé les condoléances de l’organisation au gouvernement et au peuple maliens.
Mais le drame de Tabarachet n’est pas un événement isolé. La veille, le vendredi 17 juillet, c’est le Niger voisin qui essuyait un assaut meurtrier sur l’axe Bankilaré–Téra. Pour l’organisation faîtière du continent, cette synchronisation des attaques confirme une réalité amère : la menace terroriste au Sahel fait fi des frontières.
Face à ce péril commun, l’Organisation continentale prône la méthode forte. Mahmoud Ali Youssouf exige une accélération de la riposte sous-régionale. Au-delà des discours, l’institution fédératrice préconise des actions directes et conjointes : partage intensif du renseignement, patrouilles transfrontalières renforcées et verrouillage hermétique des réseaux de financement du terrorisme.
Pour l’instance continentale, la sécurité du Sahel conditionne désormais celle de toute l’Afrique. Une conviction qui impose un constat brutal : sans une solidarité opérationnelle sans faille entre voisins, l’hydre terroriste conservera sa capacité de nuisance.
Bagna MAÏGA/KD
