Un séminaire national sur le développement urbain inclusif et résilient s’est ouvert ce vendredi 4 septembre 2026 à Bamako, sous l’égide de la Direction nationale du développement social, du ministère de la Santé, des associations de personnes handicapées et de l’UNICEF. L’objectif de cette rencontre était de repenser l’aménagement du territoire et la gouvernance urbaine afin de garantir une meilleure participation citoyenne des personnes en situation de handicap. Selon les informations recueillies par l’AMAP.
Les acteurs de cette initiative plaident pour un changement profond de perspective dans les politiques publiques du pays. « Le handicap doit devenir un réflexe systématique dans l’élaboration de chaque loi, de chaque budget, de chaque politique sectorielle », a affirmé le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, en insistant sur la nécessité de passer d’une logique d’assistance à une approche fondée sur les droits. De son côté, le président de la Fédération malienne des personnes handicapées, Hadji Barry, rappelle que l’inclusion n’est plus une option, mais une obligation.
Pour mener à bien cette transformation, l’UNICEF et les autorités misent sur la levée des barrières physiques, institutionnelles et sociales, en s’appuyant notamment sur les acquis du projet pilote mené à Mopti avec le soutien de partenaires internationaux. Selon Waleed Rashwan, chef de la section Politique sociale de l’UNICEF au Mali, l’inclusion du handicap n’est pas un simple sujet sectoriel, mais constitue une condition essentielle pour bâtir un développement urbain juste, résilient et durable dans l’ensemble du pays.
Moussa TRAORÉ
