Lionel Messi a signé un triplé face à l’Algérie pour offrir à l’Argentine une victoire nette trois buts à zéro lors de la Coupe du Monde 2026. Mais l’exploit sportif est éclipsé par une polémique arbitrale qui agite les médias du monde entier depuis le coup de sifflet final.
À bientôt 39 ans, l’Argentin a rejoint l’Allemand Miroslav Klose en tête du classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Coupes du Monde. Une performance historique qui aurait pourtant pu ne jamais avoir lieu. À la 32e minute, Messi a posé sa semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi lors d’un duel. Une faute sifflée, mais sans carton. L’arbitre polonais Szymon Marciniak, déjà au sifflet lors de la finale 2022 entre la France et l’Argentine, n’a pas bougé. La VAR non plus.
« C’est un carton rouge à 100 % pour Lionel Messi. Il aurait dû le recevoir », assure Alejandro Moreno, ancien international vénézuélien, ESPN.
Les réactions n’ont pas tardé à fuser. Au Brésil, l’analyste arbitral PC Oliveira a estimé que la faute méritait au mieux un carton jaune, parlant d’une action imprudente sans force excessive. Mais les consultants d’ESPN ont été bien plus catégoriques, jugeant l’expulsion inévitable. L’Espagnol Pavel Fernández de Radio Marca a abondé dans ce sens, estimant que l’arbitre avait manqué une faute flagrante. Tous ont pointé l’absence d’intervention de la VAR comme une anomalie inexplicable.
Du côté algérien, Aïssa Mandi, principal concerné, a préféré rendre hommage à la qualité de Messi plutôt que d’alimenter la polémique. Le sélectionneur Vladimir Petkovic a lui aussi choisi la retenue, se contentant de confirmer avoir visionné les images sans souhaiter s’étendre davantage.
L’Argentine avance sereinement dans la compétition, portée par un Messi en état de grâce. Mais la question reste entière : les grandes stars sont-elles traitées différemment dans les grands tournois ? Le débat, lui, ne fait que commencer.
Kémoko Diabaté
