Le Burkina Faso a vécu mardi 30 juin 2026 l’une des journées les plus intenses de sa lutte contre le terrorisme. Des groupes armés ont lancé des attaques complexes et coordonnées contre plusieurs positions militaires dans les régions de la Sirba et du Liptako, ciblant simultanément les localités de Gayéri, Solhan et Sebba. Une offensive d’ampleur à laquelle les Forces Armées Nationales et les Volontaires pour la Défense de la Patrie ont répondu avec une vigueur et une efficacité saluées par l’État-Major Général des Armées dans un communiqué publié mercredi à Ouagadougou.
La riposte a été foudroyante. Les unités terrestres, appuyées par des vecteurs aériens engagés dans des frappes ciblées, ont neutralisé plus de 400 terroristes au cours des combats. Le matériel récupéré est considérable : plus de 250 motos, 353 armes tous calibres confondus, des munitions de guerre et des moyens de communication. Un bilan opérationnel qui témoigne de l’ampleur de l’offensive planifiée par les assaillants et de l’efficacité de la réponse des forces burkinabè.
Cette victoire a cependant un prix douloureux. Trois soldats ont perdu la vie au combat, deux à Solhan et un à Gayéri. Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué leur mémoire, les qualifiant de héros tombés pour la défense de la patrie, et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
« Ces attaques avaient manifestement pour but de faire le maximum de victimes civiles et militaires afin de nourrir le discours tronqué sur la situation sécuritaire dans notre pays », note le Communiqué de l’État-Major Général des Armées du Burkina Faso.
L’État-Major n’a pas manqué de souligner le contexte politique dans lequel s’inscrivent ces attaques. Survenues au lendemain de la rupture diplomatique avec la France, annoncée le 26 juin 2026, considérées par les autorités comme une réaction directe des groupes terroristes et de leurs soutiens étrangers, dont le dessein aurait été de faire de ces assauts un argument médiatique contre le gouvernement burkinabè. Un lien de causalité que les autorités de Ouagadougou assument pleinement.
Les opérations de sécurisation se poursuivent et s’intensifient dans la zone pour traquer les fuyards. Les populations sont appelées à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité et les VDP, en signalant tout individu suspect dans leur environnement immédiat.
Kémoko Diabaté
