Une campagne de désinformation ciblant le ministre marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a contraint Mohamed Saad Berrada à sortir de sa réserve. Dans un communiqué officiel rendu public mercredi, le ministre dément avec la plus grande fermeté des déclarations qui lui ont été faussement attribuées sur les réseaux sociaux et relayées par plusieurs médias, affirmant qu’elles sont entièrement fabriquées et ne reflètent en rien ni sa position ni celle du Royaume du Maroc.
Les propos incriminés, largement diffusés sur les plateformes numériques, prêtaient au ministre des affirmations aussi tranchantes que provocatrices : « le Maroc ne représente pas l’Afrique », « l’équipe nationale de football représente uniquement le Maroc, et non l’Afrique » ou encore « le Maroc n’a pas besoin du soutien de l’Afrique ». Des déclarations dont la portée symbolique, dans le contexte de la Coupe du Monde 2026 où le Maroc s’illustre sur la scène mondiale, aurait pu causer un tort considérable aux relations du Royaume avec le reste du continent.
« Toutes les déclarations actuellement diffusées et qui me sont attribuées à ce propos sont entièrement fabriquées et ne reflètent en rien ni ma position ni la position officielle du Royaume du Maroc », précise Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale du royaume chérifien.
Le ministre a tenu à réaffirmer sans ambiguïté la position du Maroc sur sa dimension africaine. Sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume assume pleinement son identité africaine et considère les liens historiques, humains et culturels qui l’unissent aux nations du continent comme un pilier fondamental de sa politique étrangère. Une ligne constante que ces fausses déclarations semblaient vouloir remettre en cause.
Mohamed Saad Berrada n’a pas limité sa réponse au seul démenti. Il a lancé un appel explicite à l’ensemble des médias et des utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de rigueur dans la vérification des informations avant toute publication ou diffusion, et s’est réservé le droit d’engager toutes les procédures appropriées à l’encontre des personnes ayant fabriqué ou diffusé ces fausses attributions.
Cette affaire illustre une fois de plus les risques que font peser les contenus fabriqués sur les réputations institutionnelles et les relations diplomatiques, dans un environnement numérique où la vitesse de diffusion devance souvent la vérification des faits.
Kémoko Diabaté
