L’Africa Corps, force russe déployée aux côtés des Forces armées maliennes (FAMa), affirme avoir mis en échec une vaste offensive menée par une coalition de groupes armés dans la région d’Anéfis, entre le 4 et le 9 juillet 2026.
Dans un communiqué publié le 10 juillet, l’organisation indique que la localité d’Anéfis et la base occupée conjointement par les FAMa et l’Africa Corps ont été attaquées le 4 juillet par une coalition composée du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Selon cette version, les assaillants auraient mobilisé plusieurs milliers de combattants et un important parc de véhicules, avant de lancer plusieurs vagues d’assaut contre la base. L’Africa Corps affirme que ces attaques ont été repoussées grâce à l’appui de l’aviation, de l’artillerie et de drones de combat.
Le communiqué précise qu’un convoi de renfort réunissant les FAMa, l’Africa Corps ainsi que des combattants du GATIA et du MSA a été engagé pour briser le siège de la base. Après plusieurs jours de combats, les forces alliées déclarent avoir repris l’initiative et rétabli la liaison avec Anéfis le 9 juillet.
L’Africa Corps affirme avoir détruit plus de 2 000 combattants, près de 300 véhicules, dont plusieurs blindés, ainsi que 21 mortiers. Il soutient également que plusieurs responsables du FLA et du JNIM auraient été tués ou blessés, notamment Iyad Ag Ghaly, présenté comme blessé, tandis que d’autres chefs auraient été neutralisés.
Le communiqué affirme par ailleurs qu’aucun membre de l’Africa Corps n’a été tué durant ces opérations.
L’organisation accuse également des « acteurs étatiques extérieurs » d’avoir soutenu les groupes armés et annonce la publication prochaine d’éléments destinés, selon elle, à répondre aux « fausses informations » diffusées pendant les affrontements.
Kémoko Diabaté
