Les engins de démolition sont à l’œuvre depuis ce mercredi 22 juillet 2026 dans les emprises du projet routier Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonsombougou. Une opération attendue, annoncée cinq jours plus tôt lors d’une visite des membres du gouvernement et des représentants des collectivités territoriales, et qui marque une étape décisive dans le déblocage d’un chantier jusqu’ici paralysé par l’occupation illégale de son emprise.
L’opération se déroule sous l’œil vigilant d’une délégation réunissant les ministères en charge des Infrastructures, des Domaines et de l’Urbanisme, avec les forces de l’ordre mobilisées pour encadrer les opérations sur le terrain. Le message est clair : le chantier doit reprendre et les emprises doivent être libérées sans délai.
Le chiffre est lourd : 573 habitations sont concernées par les démolitions. Le Directeur national de l’Urbanisme, Mahamadou Ouologuem, a précisé que 430 propriétaires ont déjà signé les procès-verbaux d’entente avec la commission nationale d’indemnisation, et que 144 d’entre eux ont perçu leurs indemnités, pour un montant global dépassant le milliard de francs CFA. Il a invité les propriétaires n’ayant pas encore signé à se rapprocher rapidement de la commission pour régulariser leur situation et bénéficier des compensations prévues.
« L’occupation des emprises des travaux constituait la principale cause du blocage dans la réalisation de cet important projet routier. Cette libération est plus que nécessaire », Almeimoune Ali, représentant de la Direction générale des Routes
Pour le représentant de la Direction générale des Routes, Almeimoune Ali, cette libération n’est pas une option mais une nécessité absolue. Le projet routier Banconi-Nonsombougou est un axe stratégique qui doit désengorger la périphérie nord-ouest de Bamako, reliant plusieurs communes en pleine expansion démographique. Son blocage prolongé a eu des conséquences directes sur la fluidité du trafic et le développement des localités traversées.
L’entreprise en charge des travaux va renforcer dans les prochains jours ses engins et ses équipes pour accélérer la cadence des démolitions. Un signal que les autorités entendent aller vite, sans laisser aux récalcitrants le temps de s’organiser.
Kémoko Diabaté
