Après des réformes ambitieuses dans le secteur, le Mali mise désormais sur la formation des compétences nationales. Afin de disposer d’une expertise nationale capable d’accompagner durablement l’évolution du secteur minier, le président de la Transition, à travers le Programme présidentiel de bourses d’études dans le secteur minier du Mali (PPBEM), offre une trentaine de bourses aux jeunes étudiants maliens.
Au nombre de 30 bourses, dont 10 pour les nouveaux bacheliers et 20 pour les titulaires d’un DUT ou d’une licence (Bac+2 ou Bac+3), les candidats doivent avoir obtenu au moins la mention Bien (14/20), avec l’anglais comme LV1 pour les nouveaux bacheliers, ou avoir une moyenne générale supérieure ou égale à 12/20 (mention Assez bien) sur l’ensemble du cursus de formation et lors des soutenances pour les titulaires d’un DUT ou d’une licence (Bac+2 ou Bac+3).
À travers ce programme de bourses, l’Etat malien ambitionne de développer une expertise nationale capable d’accompagner durablement l’évolution du secteur minier et de répondre aux nouveaux défis liés à la valorisation des ressources naturelles.
Engagées dans un vaste chantier de refondation de leur politique minière, les plus hautes autorités de la Transition sont conscientes que la souveraineté minière sur laquelle elles travaillent ne se construit pas uniquement à travers les réformes institutionnelles, les investissements ou le contrôle des ressources. Cette souveraineté repose aussi et surtout sur la capacité d’un pays à disposer de compétences locales capables de maîtriser les enjeux techniques, économiques, juridiques et industriels liés à l’exploitation minière.
C’est justement dans ce cadre que s’inscrit la mise en place du Programme présidentiel de bourses d’études dans le secteur minier du Mali (PPBEM), dont l’appel à candidatures pour la première cohorte vient d’être lancé.
Les domaines de formation, riches et variés, proposés répondent aux besoins d’un secteur en pleine transformation au Mali.
Ainsi, pour les néo-bacheliers, les profils prioritaires concernent notamment la géologie des ressources, la géologie-environnement, les sciences de l’information géographique (SIG), la géomatique, la télédétection, la métallurgie, la chimie, le génie des procédés, la mécanique, le droit minier et l’économie minière.
Quant aux titulaires d’un DUT ou d’une licence, les formations portent également sur l’automatisme industriel, l’exploitation minière, l’hygiène, la santé et la sécurité (HSS), le droit minier, l’économie minière, la fiscalité minière, la finance, la géologie des ressources et la géologie-environnement.
Issa Djiguiba
