Les Forces armées maliennes ont frappé sur deux fronts ce lundi 3 août 2026, ciblant simultanément une chaîne d’approvisionnement terroriste au nord de Tombouctou et une base ennemie dans la forêt de Fina, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.
La première opération a visé la zone d’Arch Henda, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Tombouctou. Un camion transportant du matériel logistique destiné à des groupes armés terroristes y a été repéré. Après confirmation de la nature hostile de la cible, le véhicule a été entièrement détruit et ses occupants neutralisés. La destruction d’un convoi logistique revêt une signification opérationnelle particulière : elle prive les groupes armés de ressources essentielles à leur fonctionnement — armement, munitions, carburant, vivres — dans des zones reculées où le ravitaillement est déjà difficile à assurer.
La seconde opération s’est déroulée dans le secteur de Soribougou, où une base terroriste a été détectée dans la réserve naturelle de la forêt de Fina. Après confirmation des renseignements, la cible a été traitée avec succès. Les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans les deux secteurs pour sécuriser les zones et établir un bilan consolidé.
« L’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. »
— État-Major Général des Armées du Mali, 3 août 2026
La forêt de Fina, zone naturelle protégée de la région de Ségou, apparaît pour la deuxième fois dans les communiqués des FAMa en quelques semaines, après une frappe déjà conduite dans ce secteur début juillet. Sa végétation dense en fait un refuge prisé par les groupes armés pour installer des bases de repli à l’abri des observations aériennes, ce qui explique la surveillance accrue que lui consacrent les forces maliennes.
Ces deux opérations confirment la stratégie de l’opération Dougoukoloko : frapper simultanément les capacités logistiques et les bases arrières des groupes terroristes, pour réduire leur liberté de mouvement et leur capacité à se régénérer sur l’ensemble du territoire national.
Kémoko Diabaté
