Les chefs de groupes armés terroristes vivraient dans le luxe pendant que leurs combattants sont exposés aux combats et aux opérations de pillage, affirme Abou Djahil, un ancien combattant interpellé par les Forces combattantes burkinabè, selon les informations rapportées par l’AIB.
Enrôlé de force à 16 ans, le jeune homme dit avoir découvert un système dans lequel les chefs resteraient à l’arrière, disposeraient de plusieurs résidences et récupéreraient l’essentiel du butin provenant des pillages.
Selon son témoignage, seuls les éléments chargés de leur garde rapprochée bénéficieraient d’un traitement plus favorable en raison de leur proximité avec les chefs.
Abou Djahil estime que ces pratiques révèlent une importante contradiction entre les discours utilisés pour recruter les jeunes et la réalité vécue par les combattants de base, dont plusieurs sont envoyés au front au péril de leur vie.
Le témoignage intervient alors que les autorités burkinabè appellent régulièrement les membres des groupes armés à se rendre et à abandonner les rangs terroristes.
Kémoko Diabaté
