Le ministère de l’Éducation nationale entend réunir les conditions nécessaires à une rentrée scolaire 2026-2027 réussie, fixée au 1er octobre prochain. C’est dans cette perspective qu’une rencontre préparatoire avec les syndicats d’enseignants s’est tenue mardi 15 septembre 2026, en présence du Secrétaire général par intérim du département, représentant le ministre Amadou Sy Sawané, retenu par une autre obligation.
Placée sous le signe de la concertation, la rencontre a permis au ministère de réaffirmer son attachement au dialogue social et à une meilleure adéquation entre les besoins des établissements et les personnels disponibles. L’objectif affiché est de permettre à chaque école de disposer des ressources humaines nécessaires à son bon fonctionnement dès l’ouverture des classes et de garantir aux élèves un temps d’apprentissage effectif.
Les représentants syndicaux ont, de leur côté, partagé plusieurs préoccupations liées aux conditions d’enseignement. Kandian Diallo a notamment évoqué la situation des infrastructures scolaires, en particulier les besoins en eau, en clôtures et en installations sanitaires dans certains établissements. Il a cité des cas où un même bloc de latrines doit être utilisé par plusieurs centaines d’élèves.
La question de la gestion des enseignants détenteurs de licence a également été abordée. Les représentants des syndicats ont souhaité que les modalités de leur redéploiement soient davantage anticipées et discutées avec les organisations syndicales, afin de préserver la continuité pédagogique, notamment pendant les périodes d’examens.
La situation des enseignants dans les zones à forts défis sécuritaires a également retenu l’attention des participants. Mamadou Diawara a particulièrement évoqué le cas de Ménaka et les difficultés rencontrées par certains enseignants pour rejoindre et maintenir leur poste dans ces zones. Il a plaidé pour une meilleure anticipation de ces situations et pour des réponses adaptées aux réalités du terrain.
Les échanges ont aussi porté sur la disponibilité des fournitures scolaires et l’orientation des admis au DEF. Pour Mme Cissoko Sitan Diallo, du Conseil supérieur de l’éducation, ce cadre de concertation gagnerait à être organisé plus en amont, idéalement au moins un mois avant la rentrée, afin de permettre un meilleur traitement des préoccupations prioritaires.
À quelques semaines du 1er octobre, le ministère et les partenaires sociaux poursuivent ainsi les échanges en vue de réunir les conditions nécessaires au démarrage effectif de l’année scolaire 2026-2027. Une minute de silence a été observée à la mémoire de Adama Fomba, ancien porte-parole de la Synergie des syndicats de l’éducation.
Kémoko Diabaté
