Le gouvernement malien a lancé, jeudi 22 octobre 2026, au lycée Fily Dabo Sissoko, les travaux de réhabilitation et d’extension de lycées publics de Bamako dans le cadre du projet MIQRA. L’investissement, financé par la Banque mondiale, est estimé à 4,842 milliards de FCFA, toutes taxes comprises, pour un délai d’exécution de cinq mois.
Les infrastructures scolaires publiques de Bamako s’apprêtent à bénéficier d’une nouvelle opération de réhabilitation. Lancés au lycée Fily Dabo Sissoko, les travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA).
Selon les informations présentées lors de la cérémonie par le Secrétaire général du Ministère de l’Education nationale, Boubacar Dembelé, le programme initial concerne 13 lycées publics du District de Bamako. Son financement, entièrement assuré par la Banque mondiale, s’élève à environ 4 milliards 842 millions de FCFA, toutes taxes comprises. Le délai d’exécution annoncé est de cinq mois.
Représentant le ministre de l’Éducation nationale, le secrétaire général du département, a présenté cette initiative comme une étape importante dans l’amélioration du cadre scolaire. « Réhabiliter ces lycées, c’est honorer leur histoire tout en leur donnant les moyens de poursuivre leur mission », a-t-il affirmé.
Des bâtiments aux équipements pédagogiques
Les interventions prévues concernent plusieurs composantes des établissements. Elles portent notamment sur la réhabilitation des salles de classe, des murs, des toitures et des plafonds, la remise en état des portes et des fenêtres, ainsi que la réfection des installations électriques et sanitaires et des clôtures.
Les travaux doivent également permettre d’aménager les cours et les espaces verts et d’installer un éclairage extérieur de type solaire. L’objectif affiché est de rendre les établissements plus fonctionnels, plus accueillants et plus sûrs pour les élèves et les personnels.
L’opération ne se limite toutefois pas aux bâtiments. Des tables-bancs et des kits scolaires sont annoncés, tandis que les laboratoires doivent être dotés de matériel de physique-chimie et de sciences naturelles. Des équipements solaires sont également prévus, selon les précisions apportées par la coordination du projet MIQRA.
Cette approche vise à associer l’amélioration des infrastructures à celle des conditions pédagogiques. Pour le secrétaire général du ministère, un établissement rénové doit avant tout favoriser les apprentissages et permettre aux enseignants d’exercer leurs missions dans un environnement adapté.
Des exigences pour les entreprises et le contrôle
La représentante de la Banque mondiale a insisté sur la nécessité d’assurer la qualité des ouvrages et le respect des délais contractuels. Elle a également attiré l’attention sur les conditions particulières d’exécution des travaux, qui concernent des établissements scolaires susceptibles de rester en activité.
La coordinatrice du projet MIQRA a, de son côté, souligné que la sécurité des élèves et des personnels, la protection de l’environnement et la limitation des perturbations des enseignements devront faire l’objet d’une vigilance constante.
Elle a aussi apporté une précision sur le périmètre du programme. Certains établissements initialement concernés seront réhabilités dans le cadre d’autres programmes, conformément aux orientations gouvernementales. Le projet MIQRA prépare donc des études techniques sur de nouveaux sites en vue de remplacer les établissements concernés.
Cette articulation entre les différents programmes nécessitera une coordination avec les services techniques compétents.
Au-delà du lancement des chantiers, les responsables ont appelé les chefs d’établissement, les enseignants, les parents d’élèves et les collectivités à participer à la préservation des infrastructures. L’enjeu est de garantir la durabilité des investissements et de faire des établissements réhabilités des espaces favorables à la réussite scolaire.
Kémoko Diabaté

