Le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (SNESUP) a tenu, le mardi 20 octobre dernier, un point de presse pour non seulement expliquer le désaccord entre les syndicalistes et les autorités compétentes au sujet de l’application des primes de recherche, mais aussi et surtout annoncer le dépôt d’un nouveau préavis de grève sur la table du gouvernement.
Dans une déclaration commune, le syndicat a plaidé pour l’application effective des textes autorisant aux enseignants-chercheurs de bénéficier des primes dans le cadre de leur travail. Face à la presse, les conférenciers ont signalé avoir d’abord compté sur le dialogue pour le règlement de ce dossier. Suite à de nombreux échanges, ils signalent avoir ensuite remarqué que rien ne bouge. « Le Dialogue que nous avons toujours privilégié ne saurait se limiter à des rencontres successives sans résultat tangible. Il doit nécessairement déboucher sur des décisions concrètes, respectueuses des engagements pris », ont-ils fait savoir. Ajoutant, « c’est pourquoi, face à la persistance de cette situation, le SNESUP a déposé un nouveau préavis de grève le 1er octobre 2026, avec un éventuel déclenchement à compter du 26 octobre 2026 ». Mettant l’occasion à profit, ils ont argué que la démarche entreprise ne traduit nullement la volonté d’une confrontation, mais leur détermination à défendre les droits légitimes des travailleurs de l’enseignement supérieur. À travers leur déclaration, les conférenciers ont également exhorté les autorités compétentes à prendre, dans les meilleurs délais, des dispositions nécessaires pour fixer les montants de la prime de recherche en assurant son application effective et immédiate. Aussi, ils ont sollicité le paiement des rappels conformément aux dispositions réglementaires applicables, énonçant qu’ils demeurent attachés au dialogue social, à la paix et à la stabilité du pays. « Toutefois, nous sommes convaincus que la préservation durable de la paix sociale exige le respect des textes, la concrétisation des engagements, et la reconnaissance des droits légitimes des travailleurs. Nous restons disponibles pour toute concertation sincère susceptible d’aboutir à une solution juste et durable ». Puis d’être encore précis : « notre volonté de dialogue ne saurait être assimilée à un renoncement à nos droits. Nous appelons les autorités à accorder à cette question toute l’attention qu’elle mérite ».
Diarra Mamadou
