Le Conseil des ministres du vendredi 16 octobre 2026 a adopté un projet de décret instituant la Biennale sportive au Mali. La réunion a également fait le point sur l’opérationnalisation progressive des universités de Sikasso, Bandiagara et Kayes.
Le sport et l’enseignement supérieur occupent une place importante dans les décisions et communications du Conseil des ministres du vendredi 16 octobre 2026, présidé par le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État.
Au titre des mesures législatives et réglementaires, le Conseil a adopté un projet de décret portant institution de la Biennale sportive en République du Mali. Selon le communiqué officiel, cette initiative vise à promouvoir les valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de paix et d’unité nationale à travers le sport.
La Biennale sportive se tiendra du 7 au 16 août, de manière tournante, dans l’une des régions du pays ou dans le District de Bamako. Elle s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État et de renforcement de la cohésion sociale. Les autorités entendent ainsi valoriser le rôle historique de cette manifestation dans la détection et la promotion des talents sportifs maliens.
Trois universités régionales concernées
Au chapitre des communications, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a présenté l’état d’avancement de l’opérationnalisation des universités créées à Sikasso, Gao, Tombouctou, Bandiagara et Kayes.
L’Université de Sikasso est déjà opérationnelle depuis l’année universitaire 2023-2024, à travers l’Institut universitaire pour le Développement rural. Celui-ci propose deux filières de formation et accueille 325 étudiants.
À Bandiagara, le lancement de l’appel à candidatures est annoncé pour novembre 2026 en vue du recrutement des premiers étudiants de la filière Sciences des matériaux, au titre de l’année universitaire 2026-2027.
À Kayes, le démarrage des cours est prévu en janvier 2027. Les formations concerneront les filières du département « Mines et Géologie » de l’Institut supérieur des Mines, de la Géologie, de l’Industrie et de l’Environnement.
Selon le communiqué, l’opérationnalisation progressive de ces établissements doit permettre, à terme, de rendre disponibles les formations prévues dans leurs textes de création et de mettre en place des laboratoires de recherche conformes aux standards internationaux.
Cette politique vise à rapprocher l’enseignement supérieur des besoins locaux, régionaux et nationaux. Elle constitue également un levier pour diversifier l’offre de formation et renforcer les capacités de recherche scientifique dans les régions.
Kémoko Diabaté
