Le président de la République a instruit pour la deuxième fois au gouvernement l’application de l’article 39 de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2028 du statut particulier des enseignants. Cette instruction est due à la pression du M5-RFP pour beaucoup de Maliens et non par une volonté du président. Hé oui, l’attitude du gouvernement dans l’application dudit article donne raison à ceux qui ne croient pas à la volonté du président.
L’année scolaire 2019-2020 n’est pas encore à l’abri d’une année blanche. Alors, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a instruit d’appliquer l’article 39, le gouvernement tente d’abroger les dispositions dudit article. Lors d’une conférence de presse ce samedi 15 août 2020, à la Maison de l’enseignant, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont dénoncé une tentative de tripatouillage de l’article 39 de leur statut.
Selon le porte-parole de la synergie, Adama Fomba, au regard de la lenteur constaté dans l’application du procès-verbal signé entre la synergie et le gouvernement le 17 juin 2020, les syndicats ont engagé des démarches pour situer le dossier. Des démarches qui ont de retrouver le dossier à la direction des ressources humaines du secteur de l’éducation. À la lecture du projet de loi envoyé à la primature, les syndicats ont constaté des modifications à leur insu, dénonce M Fomba. Ces constats sont les suivants : un article introduisant des modifications permettant l’intégration du personnel non enseignant en classe tout en fixant les modalités d’intégration de ces agents ; un article abrogeant les dispositions de l’article 39 de la Loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 ; la modification de la grille 2019 annexée à la loi.
Aux dires de M. Fomba, ces modifications ont été sciemment apportées par certains administrateurs du ministère de l’Education nationale à des fins sordides. Pour, torpiller la loi N°2018-007 du 16 juin 2016.
Ce comportement peu orthodoxe de la part du gouvernement semble briser la confiance des syndicats de l’éducation. Ils observent un arrêt de travail depuis ce lundi 17 août jusqu’à l’application complète de l’article 39. Aussi, exigent-ils la suspension de toutes les activités pédagogiques et la fermeture de toutes les structures de l’éducation sur toute l’étendue du territoire national.
Oumar SANOGO
