Un atelier national de deux jours sur la restitution de l’« Étude sur les impacts de la pandémie du Covid-19 sur la gestion des frontières au Mali et dans la région du Sahel » a pris fin hier, mardi 8 février 2022. L’objectif de cet atelier organisé par l’Organisation internationale pour les migrations – OIM en partenariat avec l’Agence Japonaise de la Coopération Internationale – JICA était de disséminer les résultats, les perspectives et les recommandations issus de ladite étude auprès de toutes parties prenantes du projet au Mali.
Ils étaient 42 responsables des services sociaux des départements ministériels, des régions et cercles du Mali ainsi que des acteurs internationaux à prendre part à cette à cet atelier national qui consistait à restituer une « étude sur les impacts de la pandémie du Covid-19 sur la gestion des frontières au Mali et dans la région du Sahel ». Cet atelier est initié par l’Organisation internationale pour les migrations – OIM avec l’accompagnement financier de l’Agence Japonaise de la coopération internationale – JICA.
Pendant 48 heures, les participants se sont familiarisés avec les multiples défis auxquels les pays du Sahel font face pour le contrôle efficace de leurs frontières, assurer la sécurité humaine ainsi que prévenir et répondre à ces menaces. Outre la crise sécuritaire très préoccupante à laquelle la région fait face depuis des années, le Sahel est aussi confronté à une crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19. Pour cela, l’OIM et son partenaire JICA entendent jouer leur partition à travers le projet : « Étude sur les impacts de la pandémie du Covid-19 sur la gestion des frontières au Mali et dans la région du Sahel » pour orienter les acteurs sociaux du Mali et de la région du Sahel vers solution durable à ce phénomène.
Pour les organisateurs, la situation de la pandémie de la Covid-19 a exacerbé la complexité de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel. Selon l’Organisation onusienne pour les migrations, les attaques dans les zones frontalières augmentent au même titre que les mouvements des personnes. Ils indiquent en outre que, « les effets combinés de la Covid-19 et d’autres menaces sur la gestion des frontières méritent d’être identifiées et analysées d’une manière spécifique ».
« des mesures intégrées doivent être prises pour y répondre, facilitant la circulation légitime des personnes et des biens tout en empêchant les terroristes et les criminels de traverser la frontière ainsi que la propagation transfrontalière de la Covid-19 et d’autres maladies infectieuses », indique l’organisme onusien pour les migrations. Selon l’OIM, il est urgent de renforcer les capacités des autorités publiques chargées de maintenir des frontières sûres et de répondre à leurs besoins pour pouvoir faire face à ces tâches. C’est dans ce cadre que ce projet a été mis en œuvre par l’OIM, avec l’appui financier de JICA impliquant les cinq pays du G5 Sahel (La Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad) ainsi que le Sénégal.
Ibrahim Djitteye
Source : LE PAYS
