La place d’armes du 34ᵉ Régiment du génie militaire a abrité, le 22 septembre 2026, la cérémonie officielle commémorant le 66ᵉ anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance. Aux côtés des traditionnelles parades militaires et les autres séquences protocolaires, une autre image a particulièrement retenu l’attention du public. Il s’agit du commandant Chaka Sidibé, un jeune officier dont l’élégance, l’assurance et la maîtrise des mots ont marqué la cérémonie.
Né le 29 avril 1992 à Bamako, Chaka Sidibé est issu de la 39ᵉ promotion de l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro, formée entre 2015 et 2018 et baptisée du nom du feu Général de division Kafougouna Koné. Après sa formation d’élève officier d’active, il entame une carrière essentiellement tournée vers les transmissions, domaine dans lequel il a progressivement acquis une expérience diversifiée au sein des Forces armées maliennes.
Au cours de son parcours, Chaka Sidibé a notamment servi comme instructeur aux brevets d’armes n°1 et n°2 des transmissions, commandant de compagnie adjoint au 312ᵉ CTA, chef du Centre des transmissions du 52ᵉ Régiment à Goundam, puis officier des transmissions du GTIA Alfarouk-8, dans le secteur Tombouctou-Léré. Depuis 2023, il exerce comme officier de transmission au Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro (CIBSSK), où il poursuit son parcours professionnel.
Promu au grade de commandant au cours du mois de septembre 2026, Chaka Sidibé dispose également d’un parcours de formation militaire particulièrement diversifié. Celui-ci comprend notamment le Cours des futurs commandants d’unité à Kénitra, au Maroc, le Cours d’application des transmissions à Rennes, ainsi que le Cours d’officier réseaux, transmissions des données et informations, également à Rennes. Il a par ailleurs suivi plusieurs formations au Mali, notamment comme chef de section à l’École militaire interarmes de Koulikoro, moniteur ISTC au fusil d’assaut AK-47 et titulaire d’un brevet d’aguerrissement commando obtenu à Samanko.
Son parcours comprend également des formations spécialisées dans le domaine du maintien de la paix et du droit international humanitaire. Il est ainsi titulaire d’un certificat de l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, obtenu à l’issue du stage consacré aux connaissances fondamentales sur les opérations de soutien à la paix. Il a également suivi le premier cours de formation des formateurs en droit international humanitaire ainsi qu’un cours de leadership dans le cadre de l’EUTM-Mali, entre autres formations.
À ce parcours militaire s’ajoute une formation universitaire qui témoigne d’un profil ouvert à d’autres domaines de compétence. Le jeune officier est titulaire d’une maîtrise en aménagement du territoire et d’une licence en informatique. Une double formation qui vient compléter son expérience dans les transmissions et illustre la diversité des compétences développées au cours de son parcours.
Lors de la cérémonie du 22 septembre, sa prestation a ainsi offert au public un aperçu d’un autre visage de l’officier malien, notamment, celui d’un militaire dont la maîtrise de la parole vient compléter la formation technique et opérationnelle. Derrière l’uniforme et les grades se dresse une autre compétence civile, comme pour maintenir le pont entre le militaire et le civil.
Issa Djiguiba
