Investi président de la Transition au Mali, le 7 juin 2021, après deux putschs, respectivement contre Ibrahim Boubacar Kéïta et Bah N’daw, le Colonel Assimi Goïta est un pur produit de l’armée malienne. Reconnu par sa rigueur, sa ténacité, sa bravoure, le colonel Goïta est un adepte des défis et apte au commandement.
Fils d’un officier de l’armée de Terre, Assimi Goïta commencera à se forger sous l’ombre de son père, avant de fréquenter le Prytanée militaire de Kati, le lycée de la Défense nationale. Il passe ensuite à l’école militaire de Koulikouro, spécialité armes blindées et cavalerie.
Après ces parcours riches d’expériences et de victoires, le Colonel Goïta est affecté dans le nord du Mali à partir de 2002, où il servira à Gao, Kidal, Ménaka, Tessalit et Tombouctou. Il conduira également des opérations extérieures et suivra des formations à l’étranger.
Aujourd’hui, ce fin connaisseur des réalités quotidiennes des forces de défense et de sécurité est aux commandes des affaires de l’État malien pour non seulement rehausser le moral des troupes, mais aussi stabiliser et sécuriser le pays de ses ancêtres. Un pays confronté à des défis majeurs liés à la mauvaise gouvernance, la corruption et par ricochet une crise sécuritaire multidimensionnelle.
C’est conscient de ces énormes défis que le jeune chef d’État multiplie les partenariats depuis son intronisation. En plus des partenariats militaires, il se bat corps et âme pour mieux outiller cette armée loyale et républicaine, laissée pour compte depuis des années par les régimes qui se sont succédé à la tête de l’État. On se rappelle de la réception des quatre hélicoptères de transport et de combat, de fabrication russe, au cours du mois d’octobre 2021. En décembre dernier, un lot d’équipements militaires, comprenant des véhicules tactiques de combats, des engins blindés, des camions logistiques, des ambulances, entre autres, a été également reçu à la base militaire de Kati. A tous ceux-ci s’ajoute l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces armées maliennes.
Grâce à ces actes, les troupes sont assez requinquées et les résultats enregistrés sur le terrain en disent long. Plusieurs victoires sont enregistrées, notamment la libération des localités assiégées par des groupes armés terroristes, la libération de plusieurs otages, dont trois Chinois, Sophie Pétronin, Sœur Gloria Cécilia Narvaez, Dr Keb, etc.
« Asso », comme l’appellent ses intimes, se donne pour défis également de refonder l’État malien en le mettant sur de nouveaux rails avant de remettre la gouvernance aux civils et retourner dans les casernes. Déjà, plusieurs actions ont été posées dans ce sens.
F.T
