Le jeudi 20 novembre 2025, les opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I) ont officiellement démarré dans plusieurs localités du Mali. Recommandé par le Dialogue Inter-Maliens, ce processus est une étape indispensable pour le retour à la paix et à la réconciliation nationale au Mali.
Selon un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations publiques des armées (DIRPA), en date du lundi 24 novembre 2025, les opérations DDR-I ont effectivement démarré le jeudi 20 novembre 2025 dans plusieurs localités du territoire national. Il s’agit, dans un premier temps, des régions de Ségou, Mopti, Ménaka et Kidal. « Les présentes opérations concernent les groupes armés et les groupes d’autodéfense ayant adhéré au processus de paix. Démarrées à Ségou, Mopti, Ménaka et Kidal, les opérations se poursuivront incessamment dans les régions de Tombouctou, Gao et Taoudéni », précise le communiqué.
Cette nouvelle phase du processus DDR-I s’inscrit dans la ferme volonté des autorités de la Transition de restaurer durablement la paix, la sécurité et la cohésion nationale sur l’ensemble du territoire. Elle intervient dans un contexte marqué par une dynamique de reprise en main des questions sécuritaires, fondée sur des solutions souveraines et adaptées aux réalités maliennes.
Le DDR-I vise, entre autres, à retirer définitivement les armes des mains des groupes armés et à offrir aux ex-combattants une nouvelle perspective de réintégration au sein de la société. À travers ce processus, l’État malien entend assurer une réinsertion socio-professionnelle digne aux anciens combattants, tout en renforçant la capacité opérationnelle des Forces armées maliennes à travers l’intégration d’éléments sélectionnés selon des critères bien définis.
Les autorités en charge de la mise en œuvre du programme ont insisté sur le caractère inclusif, transparent et rigoureux de cette opération, qui repose sur une collaboration étroite entre les différentes structures étatiques compétentes, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les autorités administratives et traditionnelles des zones concernées.
Par ailleurs, des dispositions particulières ont été prises afin de garantir la sécurité des sites de cantonnement, d’assurer l’enregistrement biométrique des ex-combattants et de procéder à l’identification et à la collecte des armes dans le strict respect des normes établies. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté claire d’éviter toute tentative de fraude ou de manipulation pouvant compromettre la crédibilité et la réussite du processus.
Pour de nombreux observateurs, le lancement effectif du DDR-I constitue un signal fort en faveur de la stabilisation du pays et de la consolidation de la paix. Il traduit également la détermination des autorités maliennes à tourner définitivement la page des conflits armés, en privilégiant le dialogue, le pardon, mais aussi la justice et la responsabilité.
Dans les régions concernées, les populations ont accueilli avec espoir le démarrage de ces opérations, perçues comme une opportunité historique de voir s’ouvrir une nouvelle ère, marquée par la réconciliation véritable entre les fils et filles du Mali. Les autorités locales, les leaders communautaires ainsi que la société civile ont été appelés à accompagner ce processus afin de créer un environnement propice à une paix durable et inclusive.
Issa Djiguiba
