Le Président de la République du Sénégal, SEM Bassirou Diomaye FAYE, effectuera, le mardi 28 juillet 2026, une visite de travail et de solidarité de vingt-quatre heures au Mali. Premier déplacement du chef de l’État sénégalais à Bamako depuis son accession à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cette mission intervient dans un contexte régional marqué par la recomposition des équilibres politiques et sécuritaires au Sahel.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges engagés entre les autorités maliennes et le Président sénégalais. En décembre 2024, quelques mois après son élection à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye avait choisi Bamako comme l’une des premières étapes de sa tournée sous-régionale. Ce déplacement avait permis de renouer un dialogue direct avec les autorités maliennes autour des enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération entre États ouest-africains.
Deux ans plus tard, le contexte a profondément évolué. Le Président sénégalais assume désormais la présidence en exercice de la CEDEAO, à un moment où l’organisation régionale poursuit ses réflexions sur l’avenir de ses relations avec la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Si les divergences institutionnelles ayant conduit au retrait des trois pays de la CEDEAO demeurent une réalité politique, les échanges diplomatiques se sont progressivement orientés vers une approche plus pragmatique, privilégiant le dialogue sur les questions d’intérêt commun.
La situation sécuritaire dans le Sahel, la lutte contre le terrorisme, les défis humanitaires, les enjeux économiques et la nécessité de préserver les liens historiques entre les peuples ouest-africains constituent autant de sujets qui alimentent aujourd’hui les discussions entre les différents acteurs régionaux. Dans ce contexte, la visite de Bassirou Diomaye Faye à Bamako revêt une dimension particulière, tant par sa portée politique que par le signal d’ouverture qu’elle adresse à l’ensemble de la sous-région.
Pour le Mali, cette rencontre intervient également dans une séquence marquée par la poursuite des réformes institutionnelles, la consolidation de sa stratégie de souveraineté et le renforcement de ses partenariats régionaux et internationaux. Les autorités maliennes affichent leur volonté de maintenir un dialogue avec l’ensemble des partenaires africains, dans le respect des choix souverains opérés par le pays.
Sans préjuger des conclusions qui découleront de cette visite, ce déplacement de travail et de solidarité témoigne de la volonté des deux chefs d’État de préserver les canaux de concertation face aux défis communs. À l’heure où le Sahel demeure au cœur des préoccupations sécuritaires du continent, Bamako et Dakar entendent ainsi poursuivre des échanges directs, dans l’intérêt de la stabilité régionale et du renforcement de la coopération entre États africains.
Correspondance particulière
