Les discours de haine sur les réseaux sociaux sont toutes formes de discours en ligne qui incite à la violence, ou à la discrimination contre une personne ou un groupe de personnes. Ces propos déshumanisent, humilient ou menacent des personnes. Ces discours peuvent être sous forme de message, d’image ou vidéo. Ils peuvent être propulsés sur une personne à cause de sa couleur de peau, son appartenance ethnique ou religieuse, son genre, son origine ou son sexe. Dans cet article, M. Georges Théodore Dougnon, enseignant et journaliste Indépendant, parle de comment se protéger des discours de haine sur les réseaux sociaux.
Selon M. Dougnon, les discours de haine se font sur les réseaux sociaux pour plusieurs raisons : il peut s’agir de l’anonymat, car les gens se sentent plus derrière les écrans, la vitalité, car les messages haineux se propagent rapidement.
« Ce qu’il ne faut pas faire quand on reçoit un discours de haine sur les réseaux sociaux, c’est de répondre à la personne. Car comme le disait Martin Luther King « la haine n’attire que la haine, seul l’amour peut contrer la haine ». Dans les cas pratiques comme sous un commentaire ou sous une actualité, quand on reçoit un discours de haine, il faut raisonner la personne ou tout simplement supprimer le commentaire de haine » a indiqué M. Georges Théodore.
D’après ces dires, les dangers des discours de haine sont multiples surtout en ces temps de terrorisme, de conflits armés, d’extrémisme et de radicalisme violent au Mali. Ces discours de haine peuvent être un moyen pour ces groupes radicaux de chercher à rallier les gens à leur cause. Ils profitent pour propager des discours de haine soit contre l’État, soit contre les gouvernants pour que la population se fâche contre ses gouvernants et se tourne vers eux. Ce qu’il faut faire c’est de propager plus de discours d’amour d’apaisement pour que les discours de haine soient en dessous des discours d’amour.
À la question de savoir s’il existe des lois au Mali qui punissent les discours de haine sur les réseaux sociaux, M. Georges Théodore Dougnon explique que, la loi de la cybercriminalité punie les discours de haine, car il faut savoir que les discours de haine peuvent mener au crime. Alors c’est important que les gens connaissent leurs limites.
« On dit souvent que notre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Il faut qu’on sache aussi que les discours de haine peuvent être considérés comme de la diffamation, avec l’utilisation des moyens qui sont les réseaux sociaux. À part la cybercriminalité, il existe aussi des lois qui punissent les discours de haine sur les réseaux sociaux au Mali. Alors quand on se sent menacer par les discours de haine sur les réseaux sociaux, il faut porter plainte » a souligné M. Dougnon.
Pour lutter efficacement contre les discours de haines sur les réseaux sociaux, l’enseignant, journaliste indépendant, conseille de signaler tous les discours de haine aux plateformes, ne pas partager, ni commenter pour éviter la vitalité et surtout, en aidant les victimes à signaler et à dénoncer publiquement la haine.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
