Daoudabougou, un quartier sis en commune V du District de Bamako, un immeuble R+4 s’est effondré pendant que les travaux de bétonnage se poursuivaient, le dimanche 22 mars, aux environs de 17 heures, faisant de nombreuses victimes.
L’immeuble en question se trouvait en face de Orange Fasso Kanu, à quelques mètres du siège de l’Ambassade d’Algérie au Mali. L’incendie s’est produit au moment où plus de quarante (40) ouvriers procédaient au bétonnage. Selon les témoignages provenant d’un ouvrier qui était présent au moment du drame, une quarantaine de personnes se trouvaient sur le chantier lors de l’effondrement. Plusieurs seraient coincées sous les décombres, dont le maçon principal, un ami à lui et un proche du propriétaire de l’immeuble. « J’étais près de la machine à béton au moment du drame. On était au nombre de quarante ouvriers venus pour le bétonnage. Presque tout le monde est sorti, excepté le maçon principal, un ami à lui et un proche du propriétaire de l’immeuble », a révélé Daouda Poma dans une vidéo, affirmant que tous les ouvriers ont pu sortir. « Certains sont sortis avec des pieds cassés, d’autres avec des bras fracturés. Ils ont été tous évacués à l’hôpital », a confirmé cet ouvrier qui était chargé de mettre du ciment à la bétonnière au moment du drame. Selon un des voisins, les normes prévues pour la construction d’un immeuble n’ont pas été simplement respectées. En la matière, le colonel sapeur-pompier Cheick Fantamady Koné signalait ceci, « nous avons été alertés à 19heures 20 précises. Nous avons déployé des moyens qu’il faut à partir de 19heures 20 ». Et le directeur général adjoint de la Protection civile de rassurer que les premières victimes aient été rapidement prises en charge par les agents.
Une vingtaine de victimes recensées
A entendre le responsable de la protection civile, une vingtaine de victimes ont pu être urgemment évacuées vers les hôpitaux. Et d’ajouter que d’autres victimes étaient sous les décombres de l’immeuble. Les recherches se poursuivaient afin de les extraire du lieu. Des éléments de police ont permis aux agents de la protection civile de faire correctement ce travail. Dès l’effondrement du vaste chantier, les populations impuissantes ont fait appel aux Forces de police et aux équipes de la protection civile qui se sont rapidement déployées pour mener les opérations de secours. Courant toute la journée d’hier, mardi 24 mars, des opérations se poursuivaient activement sur le terrain, avec des équipes toujours à pied d’œuvre pour retrouver d’éventuelles personnes piégées dans les décombres. Aux dires du colonel sapeur-pompier Cheick Fantamady Koné, un contact a été établi avec certaines victimes sous les décombres, ce qui laisse espérer de nouveaux sauvetages. Les causes exactes du drame n’ont pas été détectées pour l’instant. Les enquêtes sont en cours, présentement pour déterminer les circonstances exactes du drame, voire de déterminer le bilan réel du sinistre. Quelles peuvent être les causes réelles d’un tel drame ? Est-ce vrai que les normes prévues en la matière n’ont effectivement pas été respectées ? En tout état de cause, les enquêtes en cours permettront, dans les jours à venir, d’éclairer la lanterne des citoyens par rapport à cet incident.
Mamadou Diarra
