La capitale burkinabè a abrité mardi 14 Juillet 2026 la quatrième édition du Salon International des Professionnels de l’Économie Numérique de l’UEMOA (SIPEN-UEMOA 2026) dans la capitale burkinabè. Organisé autour de la refondation de l’économie numérique via l’intelligence artificielle, les FinTech et la finance inclusive, l’événement a réuni plusieurs participants, dont des dizaines d’exposants ainsi que les principaux décideurs du secteur technologique de la région.
À l’invitation de la ministre burkinabè de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané, les ministres en charge du Numérique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont pris part à cette rencontre. Le ministre malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène a eu l’honneur de porter la voix de l’AES à travers un discours axé sur la souveraineté et l’intégration technologique.
Dans son plaidoyer, il a souligné que la refondation numérique dépasse le cadre technique pour toucher au modèle de développement de la région. Il a affirmé que l’intelligence artificielle, les infrastructures de données et les plateformes digitales doivent devenir des instruments stratégiques pour garantir la compétitivité économique et l’efficacité des administrations publiques.
Face aux défis communs de connectivité, de cybersécurité et de création d’emplois pour la jeunesse, le représentant de l’AES a rappelé l’impératif d’une coopération régionale et d’une harmonisation réglementaire. Il a également insisté sur la dimension humaine de cette transformation, appelant à former davantage les jeunes aux métiers d’avenir et à concevoir des innovations locales adaptées aux réalités des populations sahéliennes.
En évoquant l’élaboration de la déclaration de Ouagadougou et en citant l’appel de Thomas Sankara à oser inventer l’avenir, Alhamdou Ag Ilyène a réaffirmé la détermination du Mali et de ses partenaires de l’AES à bâtir un espace numérique africain intégré, souverain et inclusif, en parfaite cohérence avec la vision de modernisation portée par le chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta.
Moussa TRAORÉ/KD
