La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a publié un communiqué, le lundi 1er décembre, pour exprimer sa profonde inquiétude face à la situation sécuritaire et humanitaire à Léré, dans la région de Tombouctou, caractérisée par des violations graves des droits de l’Homme, notamment l’exécution de 14 civils.
Face à l’insécurité qui sévit toujours dans les régions de Tombouctou et Sikasso, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a exprimé sa préoccupation. Elle a déploré la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut à Loulouni, dans la région de Sikasso. Et la Commission Nationale des Droits de l’Homme de justifier la publication de son communiqué par la Constitution du 22 juillet 2023 ; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 ; la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 ; les Conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels ; le droit coutumier international humanitaire ; la convention de l’Union Africaine sur la Protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique de 2009 (Convention de Kampala).Aussi, a-t-elle rappelé à l’État ses obligations en matière d’assistance humanitaire. Également, l’Organisation chargée de défendre les droits de l’homme a voulu attirer l’attention des autorités sur la vulnérabilité des personnes déplacées internes, notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées dans ces zones indiquées en proie à l’insécurité. Mettant l’occasion à profit, la CNDH a exhorté les autorités de la transition à mettre en place des mécanismes de surveillance pour prévenir le recrutement des enfants par les forces du mal en cette période de crise. Puis de recommander à l’État de sécuriser le passage des secours humanitaires, réitérant son soutien aux forces armées et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, et ce, dans le respect des droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire. Et la Commission Nationale des Droits de l’Homme d’inviter les populations à plus de collaboration avec les Forces Armées Maliennes, expliquant que la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée, et que nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. Selon les informations, les 14 civils ont été récemment tués à Léré en raison de n’avoir pas respecté le blocus imposé par les forces obscurantistes sur la zone. « Un homme qui a fui Léré pour trouver refuge en Mauritanie a affirmé que les jihadistes avaient donné un ultimatum de vingt-quatre heures aux habitants pour quitter la ville, et ceux qui ont refusé de partir ont été assassinés ou pris en otage », apprend-on d’autres sources.
Mamadou Diarra
