Ces derniers jours ont été particulièrement durs pour le Mali dans sa lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale. En plus du lourd sacrifice des FAMa et des populations civiles au quotidien, les opérateurs économiques sont également en train de payer le prix fort de cette guerre par procuration. Cette nouvelle stratégie de l’ennemi, bien que saignant, ne va nullement impacter la détermination commune d’un peuple dont la lutte a jalonné toutes les étapes de son histoire glorieuse. La victoire est non seulement certaine, mais très proche.
« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte libère », disait le capitaine Thomas Sankara, le 4 octobre 1984 devant l’ONU. Comme si l’histoire se répétait, cette affirmation demeure aujourd’hui plus que jamais d’actualité pour ses héritiers de la Confédération AES qui, après 3 décennies, ont souverainement décidé de reprendre cette lutte pour l’indépendance totale de leur terroir.
Depuis, tous les démons, de l’intérieur comme de l’extérieur, ont été réveillés et mis en mission spécifique d’empêcher les pays du Liptako gourma de prendre leur destin en main.
Habitués à être régulièrement entretenus par le trésor public pour soulager leur fièvre, sinon leur fantasme, des fils égarés de la République n’ont pas hésité à pacter avec le diable pour réussir à mettre à genou un territoire qu’ils revendiquent pourtant.
Soutenus par les nostalgiques de l’ère où nos États étaient éternellement dépendants de l’occident, ces ennemis de la nation se livrent à toute sorte de crimes et de violations des droits de l’homme. Cela sans compter sur la résilience du peuple et de la détermination d’une armée héritière de grands empires. Avec une volonté politique au plus haut sommet de l’État, l’armée malienne se donne tous les moyens possibles pour traquer les ennemis de la paix jusque dans leurs derniers retranchements.
Et les campagnes de désinformations et les propagandes sur les réseaux sociaux ne serviront plus à rien. Elles témoignent juste de la stratégie de l’ennemi en perte de vitesse, sinon des dernières agitations d’un corps en agonie. Le fait de laisser, chaque fois, les armes pour se mettre dernière une caméra relève de la guerre médiatique déjà comprise et par l’armée et par la population malienne. L’on se rappelle de l’attaque terroriste simultanée du 1er juillet 2025 qui a visé plusieurs localités du Mali, notamment, Kayes, Nioro du Sahel, Niono, Molodo, Sandaré, Gogui et Diboli où la symbiose population- armée a massivement contribué à traquer les assaillants dans la forêt. Un soutien populaire qui n’était pas d’ailleurs à sa première fois, car, lors de l’attaque de l’école de la gendarmerie de Bamako, le 17 septembre 2024, ou encore de l’attaque contre le Camp Soundjata de Kati en juillet 2022, la population avait également joué le rôle important dans les opérations de ratissage menées par l’armée. Ceci dit que cette pression, au lieu de diviser, est en train de consolider plutôt l’union derrière les forces armées maliennes.
Depuis quelques mois, les terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers ont changé de méthode en s’en prenant aux populations civiles, en calcinant usines et véhicules de transport (seules sources de revenus des populations), pis, menaçant ouvertement des villes entières qui les servent de refuges. Ces menaces et propagandes de groupes armés terroristes délibérément relayées par des ennemis internes sous couvert d’opposants à la transition dans le but de saper le moral des troupes et déstabiliser l’ordre public ne fera aucun effet.
En plus d’avoir en face une armée solide, impénétrable, cette nouvelle dynamique des Groupes Armés Terroristes, se présente aussi comme la dernière ligne droite dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Car, touchant directement chaque citoyen malien de façon individuelle, les populations civiles n’auront plus de choix que de s’engager, pieds joints, dans cette guerre au risque de périr. Chose dont l’armée a aussi besoin pour vaincre définitivement l’hydre du terrorisme qui a longtemps survécu par cause de passivité de certains citoyens qui se croyaient à l’abri de la menace.
On aperçoit déjà les nombreux messages de solidarité et de soutien à l’endroit de la compagnie DIARRA transport indexée ouvertement par les groupes armés terroristes et dont certains bus ont été brulés.
Issa Djiguiba
