Un phénomène bizarre et récurrent : quand les prix flambent sur les produits manufacturés, cela inévitablement se répercute aussi sur toute la chaine marchande. Et mêmes les condiments au marchés s’en ressentent et sont touchés par l’inflation. Qu’a donc à voir un produit agricole comme l’oignon, le piment et autres avec l’augmentation du sucre, de l’huile et du lait ? Les premiers, industriels et les secondes, agricoles. Ainsi, par exemple, le piment qui était de deux gousses à 25f et trois à 50 est passé à une à 25f ; l’oignon qui était de quatre à 100f est maintenant passé à trois seulement. Et il en est de même pour tous les petits bric-à-brac qui rentrent en cuisine.
Le fait que le malien n’aime que les temps durs, comme le disent les compatriotes, serait-il donc une réalité ? A bien observer le marché malien et ses fluctuations, on se rend compte qu’on n’est pas trop loin de cette réalité qui semble faire figure de vérité.
L’augmentation des produits agricoles est un phénomène à part. Cela peut survenir par suite de sècheresse ou en période creuse. Et en raison de la pénurie, les prix des produits, soumis à une intense spéculation, grimpent de manière vertigineuse.
Leur augmentation à cette période de disette parait donc comme un cheveu sur la soupe. Surtout que nous sommes en sortie de raison pluvieuse où le marché abonde en produits.
L.D.
