KIDAL : La mort du chef d’AQMI confirmée
Il n’y a donc plus l’ombre d’un doute sur la mort du chef d’AQMI, Abdelmaleck Droukdel. C’est bien un bombardement de l’aviation militaire française accompagnée de quelques troupes au sol qui a permis de le neutraliser. C’était le soir du mercredi 3 juin dernier, près de la localité de Talhandak, située dans le cercle de Tessalit, région de Kidal. Non loin de la frontière algérienne. Selon nos sources, le chef d’AQMI a été tué en compagnie de cinq autre personnes. Il s’agit du chargé de la coordination et de la propagande de cette nébuleuse, Toufik Chaïb, le chauffeur d’Abdelmaleck Droukdel et deux de ses gardes du corps.
Après le raid, les militaires français ont mis la main sur du matériel appartenant aux djihadistes. Notons que Droukdel était dans la zone pour participer à une réunion des djihadistes convoquée par Iyad Ag Ghali. Ce dernier n’a pas été touché. Aujourd’hui, le successeur de Abdelmaleck Droukdel est presque connu, même si cette décision reste à être entérinée par les structures d’AQMI. Il s’agit de l’actuel chef du conseil des notables d’AQMI, Abou Obeida Youssef al-Annabi. Ce dernier, figurant depuis septembre 2015 dans la liste noire des « terroristes internationaux », était devenu très visible depuis un certain temps. Dans une sortie médiatique en 2019, il déclarait une guerre ouverte et totale contre la France et rejetait toute réconciliation ou collaboration avec Daesch.
MOPTI : 7 civils tués par un engin explosif improvisé
Le dimanche 7 juin dernier, aux environs de 8heures passées, un véhicule civil transportant plusieurs forains, a sauté sur un engin explosif improvisé (EEI) entre Djanwali et Douetnza, dans la région de Mopti. Le bilan provisoire fait état de 7 morts et une dizaine de blessés. Ces forains se rendaient à la foire hebdomadaire de Douentza lorsque le drame est survenu.
SADIOLA : Effondrement d’une mine
L’effondrement a eu lieu sur un ancien site qui était exploité par la Société d’exploitation des mines d’or deSadiola, SEMOS.sa. Ce sont des orpailleurs traditionnels qui opèrent clandestinement dans la zone, soulignent des sources locales. L’incident a eu lieu dans la nuit du lundi dernier aux environs de 22 heures, précise le commandant de la légion de la gendarmerie de Kayes. Le bilan du drame est de 5 morts et 7 blessés qui ont été évacués au Centre de santé communautaire de Sadiola. Toutefois cet effondrement de mine n’est pas le premier enregistré dans la zone de Sadiola. En 2018, l’effondrement d’une mine artisanale avait aussi fait plusieurs morts dans la zone. La même année, au moins 17 corps ont été retrouvés suite à l’éboulement d’une mine de Krouketo. L’incident de lundi dernier intervient dans les mines artisanales à un moment où un décret ministériel qui date du 6 juin 2014 interdit toute activité sur les sites d’orpaillage en période hivernale. Cette interdiction concerne la période du 15 mai au 30 octobre de chaque année. Selon le lieutenant-colonel Najim, une mission a été dépêchée cette semaine dans les cercles de Kayes et de Keniéba pour l’application de ce décret.
A Kangaba, les orpailleurs sont conscients des dangers auxquels ils sont exposés en cette période hivernale. Toutefois ils estiment ne pas avoir d’autres moyens pour subvenir à leurs besoins. Néanmoins des mesures sont prises au niveau de ces sites pour éviter ce genre d’incident, affirme un orpailleur sur le site minier de Balandougou dans le cercle de Kangaba.
BANKASS : Des hommes armés non identifiés enlèvent 4 personnes …
Quatre personnes dont 2 agents de l’ONG HD, leur chauffeur et un conseiller de la mairie ont été enlevées lundi dernier, par des hommes armés non identifiés dans la Commune de Baye, localité située dans le Cercle Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale.
Cette source précise que les quatre personnes ont été enlevées à la Maison des jeunes de Baye, au cours d’une réunion de préparation de la rencontre intercommunautaire pour la paix et la réconciliation, domaine d’intervention de l’ONG dans la région depuis un certain temps.
L’élu en question qui a perdu son père et un de ses frères dans le conflit intercommunautaire était vivement recherché par les djihadistes, selon notre source qui ne précise pas les raisons.
Notre source déclare que des recherches sont en cours pour retrouver les personnes enlevées dans la commune de Baye, localité coupée du reste du cercle depuis un an et dans laquelle les populations vivent de façon permanente dans l’angoisse à cause des menaces terroristes.
BANAMBA : Les salles de classe restent fermées
Les salles de classes sont toujours fermées à Banamba une semaine après la réouverture des écoles par les autorités scolaires du pays. Selon les responsables syndicaux de la synergie locale tant que le gouvernement n’appliquera pas l’article 39, ils ne reprendront pas les cours. Les parents d’élève demandent un dialogue franc entre les enseignants et le gouvernement afin de dénouer la situation.
CLIMAT : Mai 2020, le plus chaud jamais enregistré
Mai 2020 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré, selon un ensemble de données reconnues au niveau international », a signalé vendredi dans un communiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dont le siège se trouve à Genève. L’OMM avertit que cela aura un impact majeur sur la biodiversité et les écosystèmes – le thème de la Journée mondiale de l’environnement – ainsi que sur le développement socio-économique et le bien-être humain. Cette année, la Journée mondiale de l’environnement souligne que c’est le temps de la nature et appelle à « faire repousser plus vert » et à reconstruire en mieux pour les hommes et la planète. « Les gouvernements vont investir dans la relance, et il est possible de s’attaquer au climat dans le cadre du programme de relance. Il est possible de commencer à infléchir la courbe au cours des cinq prochaines années », a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.
M. Taalas a souligné à plusieurs reprises que le ralentissement industriel et économique provoqué par la COVID-19 ne saurait se substituer à une action climatique soutenue et coordonnée visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En raison de la très longue durée de vie du CO2 dans l’atmosphère, l’impact d’une baisse des émissions ne devrait pas entraîner une réduction des concentrations de CO2 dans l’atmosphère
YOROSSO : Les populations fréquentent moins le CSRF
Les populations fréquentent de moins en moins les Centres de Santé depuis l’apparition de la Covid-19 à Yorosso, selon des sources sanitaires. Les responsables des structures de santé affirment que les taux de consultations sont très bas par rapport à l’année dernière à la même période. Des habitants estiment qu’ils ont peur de contracter la maladie une fois à l’hôpital.
FILIERE COTONNIERE : Le gouvernement accorde une subvention
Le gouvernement accordera une subvention à titre exceptionnel d’un montant de 35 milliards Fcfa à la filière cotonnière pour la campagne 2020/2021.
L’annonce a été faite à la suite d’une réunion entre le Premier ministre, Boubou Cissé, Moulaye Ahmed Boubacar, le ministre de l’Agriculture, Baba Berthé, le PDG de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et les syndicats de producteurs de coton. Cet appui de l’exécutif se traduira par un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton vendu à la CMDT qui détient le monopole de l’égrenage. Pendant ce temps, les autorités indiquent que le prix d’achat du coton sera maintenu à 200 Fcfa/kg en 2020/2021 contre 275 Fcfa/kg un an plus tôt. Par ailleurs, les producteurs devront acheter les intrants à leur prix courant cette saison alors qu’ils les acquéraient à prix réduit jusqu’ici
BANQUE : Atlantic Finance Group finalise la reprise de la (BICIG)
Atlantic Finance Group a finalisé l’acquisition de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), ancienne filiale du groupe BNP Paribas. Mi-mai 2020, la presse financière africaine a annoncé que cette holding financière créée par l’homme d’affaires ivoirien, Bernard Dossongui Kone, avait signé des accords en vue de cette acquisition ainsi que celle de deux autres filiales africaines du groupe français au Mali et aux Comores.
Il semble que l’opération sur la filiale malienne soit celle finalisée en dernier lieu. Elle apparait toujours sur le site du groupe BNP Paribas et sur des plateformes crédibles d’informations financières, comme contrôlée par le groupe français. Dans la zone UEMOA en effet, les accords entre les parties dans une cession doivent obtenir une non-objection de la Banque centrale et de l’autorité monétaire du pays. Ces accords ont été obtenus pour le Gabon en zone CEMAC. Les conditions financières de ces acquisitions n’ont pas été dévoilées. Il est cependant clair que BNP Paribas n’a pas encore lâché le volet accompagnement technique. En conformité avec les textes de l’OHADA qui régissent l’activité des entreprises dans 14 pays africains, les groupes bancaires ont le droit de signer des conventions d’accompagnement technique avec des entités qui leur sont plus ou moins liées. BNP Paribas disait en parlant de la filiale gabonaise qu’elle jouera ce rôle durant trois ans encore. Il n’est pas exclu qu’un accord similaire ait été trouvé avec les autres filiales cédées.
Atlantic Finance Group a progressivement réduit son exposition à Atlantique Business International qui gère les groupes Banque Atlantique en Afrique de l’Ouest sous le giron du groupe marocain Banque Centrale Populaire. Avec cette opération, elle se relance dans la construction d’un nouveau portefeuille de sociétés de services financiers au grand public, qui compte aujourd’hui quatre banques et quatre sociétés d’assurance.
Pour BNP Paribas, cette cession ne le prive pas complètement de son exposition africaine. Le groupe est actionnaire de 31 filiales actives en Afrique et au Moyen-Orient, dont une présence dans 9 pays du continent noir. On y retrouve la filiale de la Banque d’investissement en Afrique du Sud et les trois banques cotées sur les marchés financiers de Tunisie, du Maroc, et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qu’est la BRVM.
