CRISE POLITIQUE : L’ONU inquiète des fake news sur les réseaux sociaux
Le Haut-Commissariat des droits de l’Homme de l’ONU s’est inquiété, vendredi 17 juillet, de la prolifération des fake news et des incitations à la violence sur les réseaux sociaux dans notre pays, qui risquent d’enflammer une situation déjà extrêmement tendue.
Nous avons des informations selon lesquelles les réseaux sociaux ont été partiellement bloqués, c’est inquiétant car il est important que la population ait accès à l’information, a reconnu la porte-parole du Haut-Commissariat Liz Throssell. Mais dans le même temps il y a des inquiétudes sur les nombreuses fake news propagées par les réseaux, les messages en ligne qui incitent à la violence, a-t-elle dit lors du briefing de l’ONU. Concernant les fake-news, il y a clairement une prolifération, et cela risque d’exacerber encore les tensions, a-t-elle mis en garde. Toutefois, cela ne justifie pas de fermer l’internet, a-t-elle précisé. Elle a réitéré l’appel de l’ONU à toutes les parties de faire preuve de retenue, alors que la situation reste très volatile dans le pays plongé dans la crise. Bamako a connu la semaine dernière trois jours de troubles civils lors de manifestations contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui ont fait 11 morts et 158 blessés, selon le gouvernement malien. L’ONU parle d’au moins 14 manifestants tués.
KOUTIALA : Interpellation d’un fabricant d’armes artisanales
Le commissariat de police de Koutiala a interpellé, le jeudi dernier, un fabricant d’armes artisanales au quartier Médina-Coura de la ville. Il avait en sa possession des armes de guerre et de chasse notamment 01 fusil d’assaut (FM) avec une capacité de 650 à 750 tirs par minute, 19 fusils de chasse et des munitions. Selon des sources sécuritaires, le suspect n’a pu présenter un document de port d’armes. Des enquêtes sont en cours pour mieux comprendre la situation.
DOUENZA : Grève des agents de la santé
Les agents de santé de Douentza ont observé une grève de deux jours. La semaine dernière (jeudi et vendredi). Cet arrêt de travail intervient suite à l’enlèvement de leur collègue, le 5 juillet 2020, entre Bandiagara et Sévaré. Toutefois, ils rassurent que les cas d’urgence seront prises en charge par le service minimum.
FRONTIERE SENEGAL-MALI : Construction d’une nouvelle caserne contre…
Le Sénégal a entamé, le mardi dernier, la construction d’un nouveau camp militaire à sa frontière avec le Mali en proie au djihadisme pour contrer les « menaces transfrontalières » et les « nombreux trafics » qui sévissent dans la zone, selon le ministère des Forces armées. Ni le ministère ni l’armée n’ont communiqué les effectifs et les moyens qui seront affectés au camp de Goudiry (Est), à plus de 570 km de Dakar. Le Sénégal, qui dispose de troupes au sein de la force de l’ONU au Mali (Minusma), n’a pas été touché par les attaques djihadistes qui frappent plusieurs pays du Sahel, dont son voisin malien. Il a renforcé la surveillance et les contrôles autour de bâtiments publics et privés, à Dakar et en province, et des tribunaux sénégalais ont prononcé ces dernières années plusieurs condamnations pour des faits de « terrorisme ». De nouvelles casernes de gendarmerie ont été créées dans le nord et l’est du pays. La première pierre du camp de Goudiry a été posée par le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, en présence du chef de l’armée, le général Birame Diop, a dit un chef de l’armée. Les autorités entendent « densifier le maillage territorial des unités afin de s’adapter à l’évolution du contexte stratégique régional et répondre davantage aux besoins des populations en matière de sécurité », a affirmé le ministère dans un communiqué. « L’unité qui sera déployée prochainement à Goudiry permettra, en liaison, avec les autres forces de sécurité, de lutter avec plus d’efficacité contre l’insécurité et les menaces transfrontalières », indique-t-il. En dehors de la menace djihadiste, le camp est situé dans « une zone où sévissent le banditisme et de nombreux trafics », de drogue notamment, a expliqué, lundi, un responsable de l’armée.
Afrique subsaharienne : Les envois de fonds de la diaspora vont baisser de 23,1%
Selon un rapport du Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM), un think tank indépendant de promotion des politiques de développement inclusif et durable en Europe et en Afrique, les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne devraient enregistrer une baisse historique d’environ 23,1% en 2020, en raison de l’impact de la covid-19 sur les migrants. Les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne étaient estimés à 46 milliards $ en 2019 et devraient atteindre 65 milliards $ en 2021, d’après les estimations de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Dans un contexte marqué par une récession annoncée des économies d’Afrique subsaharienne, l’ECDPM estime que la réduction des flux de transferts de fonds devrait accentuer les effets de la pandémie dans la région, avec toutefois des implications variées en fonction des pays.
Pour les principaux pays recevant des envois de fonds tels que le Nigeria, le Ghana et le Kenya, la réduction de ces flux aura des répercussions sur le bien-être des ménages à faible revenu qui dépendent de ces entrées pour la consommation et l’investissement dans les petites entreprises.
Dans les pays à forte proportion de transferts de fonds par rapport au PIB, comme le Liberia et la Gambie, représentant respectivement environ 31% et 22% du PIB en 2019, il faudra s’attendre à une forte contraction de leur économie.
Dans les sociétés fragiles et touchées par les conflits, comme la Somalie, cette situation pose des difficultés supplémentaires à plus de 40% des ménages qui dépendent des envois de fonds. Les pays sans base de diaspora diversifiée, comme le Sénégal, peuvent quant à eux avoir des impacts plus graves, d’autant plus que les économies des pays européens où résident la plupart de ces travailleurs migrants sont affectées négativement par la pandémie.
Toutefois, souligne le rapport, les pays avec une diaspora diversifiée et une base de travailleurs migrants peuvent mieux s’en tirer.
